Une parenthèse à Prague

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De ces deux journées à Prague, il me reste des dizaines de couleurs et de saveurs.

Images gravées dans le marbre d’une dolce vita d’Europe de l’Est lors d’un mois d’Avril ensoleillé, qui laissait présager le printemps.

Prague, c’était une promesse depuis le mois de février et j’attendais avec hâte ce séjour parenthèse auprès de ma douce Tram Anh.

Mais comment vous décrire cette ville si surprenante de couleurs et d’architectures. Comment laisser transparaître le bien-être qui s’y dégage?

Nous logions dans un airbnb rue Školská. Il était proche de tout mais nous éloignait suffisamment des rues touristiques pour être agréable. Un vrai petit nid douillet que nous n’étions que trop heureuse de retrouver le soir, après avoir arpenté la ville de fond en comble.

De la place de la vieille ville jusqu’à l’ancien palais impérial ; du musée Mucha, en passant par la maison dansante, jusqu’au pont Saint Charles: Tout est à découvrir. La ville est vivante, dynamique. D’elle se dégage un réconfort qui nous faisait nous sentir comme chez nous.

Je repense encore à ce petit café, en haut de la colline, juste aux pieds du palais, où nous nous sommes arrêtées pour prendre le soleil et boire un thé glacé. Il n’était, à cet instant précis, plus question des partiels à venir ou de la pression du boulot. Il n’y avait pas de deadlines, pas de pression ni de rendez-vous. Nous étions juste là, à discuter et nulle part ailleurs.

Prague c’était ça: une multiplication infinie de petits instants doux qui n’avaient aucun autres enjeux que d’être pris comme tels.

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Prague, c’est une ville aux multiples tonalités, bloquée dans un entre deux : modernité côtoie tradition. Pourtant tout s’accorde si bien qu’il nous devient impossible d’en déduire les défauts. Dans ses remous la ville est accueillante, sereine.

Je repense à ce merveilleux gâteau au chocolat goûté au Mama coffee rue Vodičkova et à nos aquarelles. À ces cartes postales écrites à même la boîte-aux-lettres. Au musée Mucha qui nous laissait découvrir les multiples facettes du travail si méticuleux de cet artiste génial et, évidemment, à cette bière à l’ortie, brassée maison dans une brasserie nommée Pivovarskydum, le dernier soir.

Je repense à l’immense parc accessible gratuitement du palais impérial qui laisse une vue panoramique de la capitale, aux tramways qui desservent toute la ville et à cette petite Venise au bout du pont Saint Charles : inattendue et inspirante.

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La République Tchèque ne faisait pas partie de mes destinations rêvées auparavant. À cela je n’associe pas vraiment d’autres raisons que la mauvaise réputation des pays de l’ancienne union Soviétique. Parfois il faut savoir arrêter d’écouter les a priori extérieurs et autres stéréotypes et simplement se lancer. En effet, aujourd’hui je n’ai qu’une envie, c’est de découvrir le pays dans son ensemble : tant son histoire que ses paysages. Partir à Karlovy Vary ou encore lire Kundera.

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Voyager, c’est se remplir d’une richesse infinie composée tant par la surprise que par la curiosité. Je garde de cette parenthèse apaisante, le souvenir et les couleurs de nos rires.

J’ai eu tant de mal à trouver les mots pour décrire ce séjour. Rien ne me paraissait suffisamment fort pour laisser transparaître réellement à quel point ce voyage à compter et peser dans le tournant que prenait ma vie en avril. Prague, c’était aussi la prise de conscience de mon besoin fulgurant de repos et de lâcher prise. Un véritable déclic pour moi qui m’a permis d’avancer et de me sortir progressivement de la situation étouffante dans laquelle je me trouvais. Je réalise d’ailleurs que mes voyages les plus marquants sont ceux qui ont occasionné ces déclics. La Normandie, Venise, Turin, Athènes et désormais Prague.

Voyager me permet de tomber amoureuse de la vie. C’est sans doute ça la chose la plus précieuse qu’il faudra retenir.

Prenez grand soin de vous,

A très vite,

Jeanne

9 commentaires sur “Une parenthèse à Prague

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