Ces graines que j’ai plantées (en dessin)

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En Avril je vous écrivais au sujet du virage bouleversant que prenait ma vie. Pour tout vous dire, je ne réalisais ni l’ampleur de mes maux (/mots), ni les enjeux réels de ce qui se jouait à ce moment là. Plus que de simples graines plantées, il s’agissait d’une véritable remise à zéro. Renouvellement complet de chaque parcelle de ma vie, je me suis retrouvée seule en haut de mon sixième étage à regarder dans le miroir mes vides et mes échecs, mes peurs et mes désirs. Je me suis laissée tomber en chute libre dans ces incertitudes violentes, je me suis forcée à entendre mon néant et j’ai atterri dans un filet de sécurité réconfortant dont je ne croyais plus en l’existence . Je n’étais pas vraiment seule.

Cet été a changé ma vie et toujours je parlerais de deuxième naissance. C’est durant ces derniers mois que j’ai fait ma rencontre et que j’ai véritablement pardonné mes fissures. J’ai appris à distinguer ce que je ne voulais plus de ce que je souhaitais et j’ai mis en oeuvre ce temps afin de rendre mes projets et mes bonheurs plus durables.

Quand ai je réellement commencé à aller vers le mieux?

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Il y a eu Cabourg avec nos rires et les chants, avec ces anges et leur amour, nos danses, la plage et les couchers de soleil. Il y a eu ma solitude là bas. Loin d’être terrifiante, j’y ai découvert l’apaisement rythmé par le remous des vagues. Cabourg, départ de mon été tant espéré de vacances libres en musique. J’y ai laissé ce sac à dos trop lourd rempli de tous mes maux. Je suis repartie plus légère, prête à me diriger vers du mieux. Cabourg, c’était Anne et les copains, un peu de bière, une première baignade dans une Manche trop froide, c’était pleurer en regardant l’horizon et marcher à trois heures du matin en écoutant des chansons. Cabourg c’était le lever du soleil d’un été trop attendu.

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C’était aussi le temps de mon retour en Picardie, chez ma maman, à l’orée de la Forêt. C’était être avec elle vraiment, longtemps. Plus question de fatigue ou d’angoisse. C’était nos balades dans la nature, nos petits déjeuners dans le jardin, nos discussions du soir. C’était la retrouver elle avant tous les autres. Me reconnecter avec mon enfance et saisir un instant infini de plénitude emplit d’amour pur, brut, qui ne demande absolument aucun retour.

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C’était partir avec elle et ma sœur dans le sud pour remplir nos cœurs de soleil, manger trop de glaces et nous balader dans les terres. Nos journées rythmées par le chant des cigales, c’était nos baignades dans l’eau chaude de la méditerranée. C’était nous sentir seules au monde dans cet univers bleuté, nous sentir reines du monde entier. Recharger nos batteries le temps d’une semaine dans des paysages lumineux et inspirants. Toutes les trois et c’était bien comme ça.

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J’ai cessé de voir le monde en gris, j’ai retiré ces lunettes qui m’avaient fait oublier à quel point le monde est beau et à quel point j’aime la vie. Je suis redevenue cet être curieux et rieur, un peu bagarreur, créatif et jamais rassasié. J’ai recommencé à dessiner, à aimer lire, marcher, courir. J’ai recommencé à donner aux gens qui m’entourent, sans attendre de retour. J’ai aimé mes nouvelles rencontres, je suis sortie de ma zone de confort, j’ai dansé à ne plus sentir mes pieds.

J’ai aimé Paris cet été, j’ai été aimée à Paris cet été, Je suis tombée amoureuse de la vie cet été. Cet été j’ai aimé la nuit, les pleines lunes et les étoiles. Là du haut de mon sixième étage, sous les toits, où la canicule parfois irrespirable me donnait envie de refaire le monde jusqu’au matin. J’ai aimé marché dans ces rues désertées, les découvrir autrement.

Comment tout vous décrire, toutes ces sensations renouvelées, fragmentées puis déjà passées. Je ne peux vraisemblablement pas tout vous dire de cet été, je ne peux pas tout vous montrer. Mais j’étais entourée, choyée, aimée et je n’ai même pas pu tout dessiner.

Sachez le, c’est possible d’aller mieux. Rien n’est définitif, vous n’êtes pas sans saveur, sans couleur. Vous êtes uniques et colorés, vous êtes profonds et sensibles et il ne suffit finalement de pas grand chose pour le réaliser.

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Alors que vous dire de la première récolte de ces graines que j’ai plantées ? Je me laisse porter au fil d’un fleuve tendre et calme, bercée par des amours inconditionnels. Je me sens libre et légère. De nouveau attentive à la beauté du rien, au magique du banal. Je suis un nouveau cursus à la fac qui me passionne et m’anime, j’ai un emploi à mille lieux du commerce, beaucoup plus humain et bien moins envahissant. J’ai de nouveaux projets, de nouveaux objectifs et je n’ai plus peur.

Il n’est jamais trop tard pour rêver.

A très vite,

Jeanne

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7 commentaires sur “Ces graines que j’ai plantées (en dessin)

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