Tenir un carnet de bord

En mai dernier, je démarrais un carnet de bord. Aujourd’hui, c’est sans doute la chose qui me rend le plus heureuse et fière. Suite à mon dernier post, j’ai eu envie de vous en dire plus sur ce petit objet a priori anodin, mais en réalité si précieux.

Carnet de bord, journal intime ou carnet de voyage, c’est à toi de décider comment tu souhaites l’appeler et quelle fonction tu veux véritablement lui attribuer. Tu te rendras rapidement compte que les trois sont en réalité intimement liés. D’ailleurs, en fouillant un peu dans mes placards je me suis vite aperçue que déjà, depuis plusieurs années, je tenais différents carnets qui pouvaient s’y assimiler: Carnet d’expos, de poésies, ou carnet de bonheurs anodins, en réalité tout est prétexte à être conservé quelque part.

Alors pourquoi pas tout réunir en un seul et même espace?

Mon carnet de bord actuel, je l’ai démarré dans le cadre d’un cours de dessin ( « aquarelle et Carnet de voyage ») que je suivais à l’Atelier des petites écuries de Paris. Le cours était bien monté et nous poussait à poser un regard nouveau sur le monde. Il s’agissait tant de pouvoir capturer rapidement l’ambiance d’un lieu que de saisir un instant qu’on voulait retenir. Il s’agissait d’apprendre à percevoir l’essentiel et choisir quoi montrer. Cela a entraîner mon regard et m’a surtout donné envie d’élargir l’idée au point de dessiner partout, tout le temps, sur toutes sortes de supports. J’ai donc démarré ce carnet dans un cadre « scolaire » pour que finalement il ne quitte plus jamais mon sac. J’y écris, dessine, colle des choses. Je capture des lieux, des objets, des moments. Mieux qu’une photo, il me permet de m’approprier un instant, de le graver dans le papier. Les souvenirs qui en découlent sont, je trouve, bien plus forts, et plus agréables à partager ensuite.

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Si ces quelques mots t’ont donné envie de tenter l’expérience, sache d’abord que tu n’as pas besoin de grand chose pour démarrer. Choisis le format de carnet que tu désires, celui qui te rend le plus à l’aise. L’idéal, et je te le conseille par expérience, serait de choisir un carnet avec des feuilles un peu épaisses, de sorte qu’elles puissent résister par exemple à l’aquarelle ou à l’encre de chine.

Comme tu peux le voir sur la photo ci-dessus, je me suis essayée a différents formats et pour le moment, celui qui me convient le plus est petit et rectangulaire. Je le trouve plus pratique à transporter et il me permet de reproduire un lieu assez rapidement sans chercher à garder trop de détails.

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Une fois que tu as choisis ton carnet, il te suffit simplement de t’armer d’un stylo, à encre ou à billes. Je te conseille de démarrer avec peu de matériel: par exemple, quelques feutres colorés ou de l’aquarelle. Ensuite le reste viendra tout seul: tu cueilleras cette fleur et l’y fera sécher. Tu prendras cette photo et voudras l’y scotcher. Tiens tu as récupérer ce billet d’entrée pour ce concert, pourquoi ne pas le garder?

Les jours et les mois passants, ton carnet va devenir le témoins de tes expériences. Presque comme un feed instagram personnel, qui n’appartient qu’à toi et ne présente aucun autre enjeux que de te faire plaisir.

Le mien se compose principalement d’aquarelles et de textes. Les pages sont comme des kaléidoscopes des doux moments que je vis, des beaux endroits que je découvre et des pensées qui me traversent.

Il suffit simplement de se lancer.

Si jamais tu te lances toi aussi, n’hésite pas à m’identifier sur instagram pour que je vois ton univers évoluer.

 

A très vite,

Jeanne

 

 

Ces graines que j’ai plantées (en dessin)

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En Avril je vous écrivais au sujet du virage bouleversant que prenait ma vie. Pour tout vous dire, je ne réalisais ni l’ampleur de mes maux (/mots), ni les enjeux réels de ce qui se jouait à ce moment là. Plus que de simples graines plantées, il s’agissait d’une véritable remise à zéro. Renouvellement complet de chaque parcelle de ma vie, je me suis retrouvée seule en haut de mon sixième étage à regarder dans le miroir mes vides et mes échecs, mes peurs et mes désirs. Je me suis laissée tomber en chute libre dans ces incertitudes violentes, je me suis forcée à entendre mon néant et j’ai atterri dans un filet de sécurité réconfortant dont je ne croyais plus en l’existence . Je n’étais pas vraiment seule.

Cet été a changé ma vie et toujours je parlerais de deuxième naissance. C’est durant ces derniers mois que j’ai fait ma rencontre et que j’ai véritablement pardonné mes fissures. J’ai appris à distinguer ce que je ne voulais plus de ce que je souhaitais et j’ai mis en oeuvre ce temps afin de rendre mes projets et mes bonheurs plus durables.

Quand ai je réellement commencé à aller vers le mieux?

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Ma première fois en Méditerranée

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Avant tout je dois l’avouer, le titre est mensonger. Ce n’était pas tout à fait mon premier contact avec la douceur bleuté de la méditerranée, mais c’était bien la première fois que je la découvrais depuis la côte Française. Mon cœur d’artichaut à de nouveau frapper, ça aussi je dois vous l’avouer. Comment ne pas tomber amoureuse des paysages de cette région, de son soleil omniprésent et de cette eau transparente et salée.

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Je suis retombée sur ces photos et puis..

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13 Août 2018, il est 23h et je viens de tomber sur ces photos prisent à Prague que je prévoyais de vous dévoiler à la suite de mon post sur la ville. Preuve de ma désorganisation constante et de ma négligence: elles sont toujours dans mes brouillons, sans texte ni explication.

Pourtant j’aurais pu jouer à la blogueuse modèle: J’étais assortie au décors, dans une tenue irréprochable et élégante. J’aurais pu étaler fièrement ces clichés joliment captés par ma douce Tram Anh et vous parler à nouveau de comme je me suis sentie bien dans cette ville colorée et lumineuse.

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Cabourg mes amours

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Posséder un emploi, c’est d’abord apprendre à faire des concessions. Etudiant, ça nous décale des autres qui sortent régulièrement ou voyagent. Nos emplois du temps diffèrent, notre temps libre s’étrique, on apprend à faire des choix. Dormir ce soir plutôt que de sortir à cette soirée de jazz, bosser cet été plutôt que de partir à ce festival. Tu connais moins les galères d’argent mais il te manque le temps.

Et puis les choses se renversent, se bouleversent et changent. Tu finis par quitter ton emploi: presque du jour au lendemain. C’est du temps que tu récupères.Tu as moins d’argent, tu dois faire plus attention, mais tu as cet océan de journées, étendues devant toi. Tu as l’embarras du choix.

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Des nouvelles sous le soleil

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Connaissez vous l’histoire de la nana qui, un soir de blues, s’est servi un verre de vin blanc à déguster tranquillement devant son film et qui, d’un geste brusque, a sans le vouloir éjecter celui-ci sur le clavier de son ordinateur? Maintenant oui, et le pauvre n’a pas survécu à la manœuvre.

Alors voilà, contre mon gré, je ne peux plus importer mes photos ni même vous écrire. Il faudra être patients et attendre que j’achète un lecteur de carte SD ainsi qu’un disque dur afin de pouvoir exploiter mon petit Notebook que par chance j’avais acheté en septembre dernier pour prendre mes cours en notes.

Pour les initiés, je vous invite à me suivre sur instagram, j’y partage mes dessins et une bonne partie de mon quotidien. C’est un peu mon album photos de moments importants et j’y ajoute tous mes travaux personnels d’apprentissage du dessin. Mon instagram reflète ma personnalité, ma passion pour l’art et ma tendresse pour l’amitié. Ce que j’essaie en somme de retranscrire ici, mais en plus visuel.

Cet été est ma pause tant attendue. Je travaille beaucoup à me connaitre et à me pardonner et surtout, je veille à me reposer et à établir pour moi des perspectives d’avenir plus saines pour mon moi futur.

J’ai déjà hâte de vous retrouvez, avec toujours des idées et des projets pleins la tête. En attendant, prenez grand soin de vous, reposez vous et vivez.

Jeanne

 

Planter de nouvelles graines

Vivre à Paris. Rêve de toujours, mais si j’avais su. Qu’un jour cette ville que j’aime tant deviendrait mon fléau. Que je chercherais la moindre bulle de verdure partout où cela serait possible. Je suis arrivée, cœur coloré et curieux. Me voilà en quête absolu d’un peu d’oxygène. Fuyant les manteaux noirs et les soupirs exaspérés du métro. Détournant les yeux devant les gens qui me rappellent mon confort. Épuisée par une vie qui va trop vite et qui me pousse à courir inlassablement après le temps.

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Ce mois de mars théâtral

En mars, je suis allée voir trois pièces de théâtre. L’une légère, l’autre décevante et la dernière bouleversante. Trois propositions incomparablement différentes qui m’ont plus ou moins marquées.

Je perçois mon exigence grandissante au fil des pièces que je rencontre. Souvent je sors déçue, comme restée sur ma faim. Parfois au contraire, je me prend une claque en pleine figure, inattendue et renversante. C’est cela que je recherche et c’est pour ça que j’aime tant aller au théâtre. C’est cette puissance vivante qui t’empoigne et t’emporte le temps de quelques heures. C’est lorsque tu es touché en plein cœur, c’est encore plus fort que le cinéma. Comme une dose d’adrénaline qui te fait grandir et voir le monde autrement.

Trois pièces en un mois ce n’est pas anodin, d’autant plus qu’elles ont toutes trois raisonnées différemment.

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