Cabourg mes amours

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Posséder un emploi, c’est d’abord apprendre à faire des concessions. Etudiant, ça nous décale des autres qui sortent régulièrement ou voyagent. Nos emplois du temps diffèrent, notre temps libre s’étrique, on apprend à faire des choix. Dormir ce soir plutôt que de sortir à cette soirée de jazz, bosser cet été plutôt que de partir à ce festival. Tu connais moins les galères d’argent mais il te manque le temps.

Et puis les choses se renversent, se bouleversent et changent. Tu finis par quitter ton emploi: presque du jour au lendemain. C’est du temps que tu récupères.Tu as moins d’argent, tu dois faire plus attention, mais tu as cet océan de journées, étendues devant toi. Tu as l’embarras du choix.

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Planter de nouvelles graines

Vivre à Paris. Rêve de toujours, mais si j’avais su. Qu’un jour cette ville que j’aime tant deviendrait mon fléau. Que je chercherais la moindre bulle de verdure partout où cela serait possible. Je suis arrivée, cœur coloré et curieux. Me voilà en quête absolu d’un peu d’oxygène. Fuyant les manteaux noirs et les soupirs exaspérés du métro. Détournant les yeux devant les gens qui me rappellent mon confort. Épuisée par une vie qui va trop vite et qui me pousse à courir inlassablement après le temps.

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A la mi nuit, douce nuit ( 1 )

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Elle fait des pointes sur le parquet, elle n’ose faire un bruit. Il est minuit. A la mi-nuit la lune est déjà haute, elle a entamé sa course inlassable et quotidienne.

A la mi-nuit la ville bouillonne encore au dehors. Elle s’oppose au calme qui règne entre les murs de cet intérieur.

Attentive, elle entend les moteurs des voitures et le tremblement du métro. Les réverbères viennent réchauffer les rues encore trop froides du mois de mars. Elle s’assied, se dit qu’elle est chanceuse de vivre au dernier étage de ce bâtiment. Là, personne ne l’y voit et pourtant elle, elle n’a qu’à se pencher par la fenêtre pour accéder à tout un monde. Depuis celle-ci, la lune la regarde et elle, observe Paris battre une dernière fois la chamade avant de s’endormir pour de bon. Elle perçoit les gens vivre dans les immeubles d’en face. Les lumières s’éteignent progressivement et c’est quand Paris s’endort qu’elle commence à rêver.

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mémoire d’un dimanche après-midi

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Le mois de décembre est entamé. Comme à mon habitude j’ai toujours un wagon de retard. Deux ( mois ) pour être exacte. Deux mois c’est peu et c’est immensément long à la fois. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque mais plutôt le temps. C’est derrière lui que je ne cesse jamais de courir. Il me glisse entre les doigts, gravite six mètres au dessus de ma tête et me nargue sournoisement à quatre heures du matin, quand j’essaie tant bien que mal de finir un dossier à rendre pour le lendemain. La semaine dernière était un enfer. Ce soir, la tempête s’est calmée, je peux enfin m’asseoir et laisser à nouveau mes doigts vibrer sur le clavier pour vous déposer ces quelques mots. Il faut vraiment que j’apprenne à mieux organiser mon temps. Je suis épuisée de cette course permanente contre la montre qui m’empêche de faire tout ce que j’aimerais.

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Tout en haut du monde avec Tram Anh

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Surplombant Paris de toute sa hauteur et jetant sur elle un regard maternel, Montmartre se mérite. Il aura fallu monter des marches par dizaines pour en apprécier le panorama et embrasser la ville d’un regard nouveau. On s’élève au delà des immeubles et le jeu en vaut la chandelle.

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Sum si sol sit

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Fleurs irrégulières et odorantes. Surprenantes. Paraissent un peu partout, transforment nos journées mornes en instants plus doux. Fleurs. Colorées en multitude, jaillissant de la terre; ce sont des trésors qui nous sont offerts, qu’on oublie de remarquer. La rosée les illumine, la pluie leur donne grise mine. Danseuses, elles ondulent au gré du vent, se laissant guider simplement par l’instant. Elles ne sont que si le soleil est, que si les abeilles leur offrent renaissances. Elles sont éternel recommencement. Elles sont couleurs et diversité. Fleurs, vous rendez la Terre plus douce.

Tout comme elles, vous faites partie de ces trésors de la vie. Et pour cela je n’ai qu’un mot: merci.

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Discrète

Discrète.

Tu n’es pas de celles qui se font remarquer. Tu es plutôt de celles qui ne disent jamais mots, de celles qui ne font qu’écouter, qui tentent simplement d’être là quand il faut, au bon moment. Tu es une amie discrète dans ta présence, cela ne fait pas de toi une amie invisible. Tu laisses l’autre évoluer et grandir. Tu lui donnes autant qu’il te donne et jamais tu ne chercheras à l’étouffer de ta présence.

Discrète dans les groupes. Difficile de creuser sa place lorsque le monde parle fort et que tu as déjà du mal à parler de manière audible. Ton timbre de voix n’est pas fait pour se faire entendre mais pour être écouter. Discrète, tu rencontres des personnes qui savent t’écouter et ça te réconforte.

Discrète, tu te fais oublier dans les couloirs du métro. Engloutie par la foule, tu disparais en elle et deviens un morceau qui la constitue. Unité dans l’ensemble, tu te mouves dans cette fourmilière qui parait ne jamais dormir. Discrète, tu baisses la tête et évites de croiser des regards. Souvent je me demande de quoi tu as peur. Tant d’autres personnes sont dans le même cas que toi. Discrète, tu marches tout de même d’un pas droit et assuré. tu connais le chemin par cœur alors tu suis simplement ta route jusqu’au point d’arrivée.

Nul ne pourrait désormais t’empêcher de réaliser tes rêves. Tu fais parti des gens qui voudraient vivre de leur passion. Dans le métier que tu voudrais exercer, tu devras à tout prix éviter de te faire discrète.

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Discrète, n’oublies jamais de dire aux gens tout le bien que tu penses d’eux. C’est ce que disait ton professeur de français au lycée: c’est ce qui fait tourner le monde. Parfois tu oublies de dire aux gens que tu les aimes. Parfois tu refuses de croire que tu es aimée et à la hauteur.

Discrète, tu es souvent prise de doutes et dans ces moments, tu as tendance à tout remettre en question. Cesse de penser que tu agis mal, chaque pas que tu fais te permet de devenir plus grande. Les expériences que tu vis aujourd’hui, sont celles qui te constituerons demain. Alors essaies simplement de profiter du maintenant.

Discrète, tu as trop tendance à t’enfermer dans ta bulle. Le monde possède une multitude de richesses et parfois tu passes à côté de celles-ci. Tu vis tant à côté du monde qu’il va finir par t’oublier. N’es pas peur de prendre un peu plus de place. Les autres ne vont pas te manger.

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Haut: Gap ; Pantalon Palazzo: Hollister


Voilà quelques temps que j’ai ces petits bouts de tout dans la tête. Des phrases sans queues ni têtes que j’ai tenté ici d’assembler, de raccommoder. Je suis une personne discrète au quotidien, je n’aime pas me mettre en avant, ni me faire remarquer. Je ne suis pas de ces personnes qui s’imposent dans un groupe. Parfois ça me joue des tours mais finalement c’est aussi un élément de moi dont je ne pourrais jamais tout à fait me détacher. Souvent, j’ai l’impression d’être spectatrice du monde qui m’entoure plus qu’actrice de ma propre vie. Chaque jour j’y remédie. D’autres fois je laisse couler

Peut être ne suis pas seule dans ce cas? 

Être discret n’est plus un défaut lorsqu’on apprend à en faire une qualité. Depuis que je suis à la fac, j’apprend à trouver ma place et je n’ai plus toujours envie d’être la discrète. Reste maintenant à travailler sur ma timidité. Souvent les deux vont de pairs.

J’avais envie de partager ce bout de moi avec vous. Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit quelque chose pour vous dans ce genre.

J’espère que vous allez bien,

n’oubliez jamais que le monde est assez grand pour qu’il y ait de la place pour tout le monde. Pas la peine de se ratatiner sur soi-même. Vous serez plus épanouie en vous ouvrant aux autres qu’en restant enfermé dans votre bulle.

Je vous aime,

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