Cabourg mes amours

IMG_20180730_160126

Posséder un emploi, c’est d’abord apprendre à faire des concessions. Etudiant, ça nous décale des autres qui sortent régulièrement ou voyagent. Nos emplois du temps diffèrent, notre temps libre s’étrique, on apprend à faire des choix. Dormir ce soir plutôt que de sortir à cette soirée de jazz, bosser cet été plutôt que de partir à ce festival. Tu connais moins les galères d’argent mais il te manque le temps.

Et puis les choses se renversent, se bouleversent et changent. Tu finis par quitter ton emploi: presque du jour au lendemain. C’est du temps que tu récupères.Tu as moins d’argent, tu dois faire plus attention, mais tu as cet océan de journées, étendues devant toi. Tu as l’embarras du choix.

Poursuivre la lecture de « Cabourg mes amours »

Planter de nouvelles graines

Vivre à Paris. Rêve de toujours, mais si j’avais su. Qu’un jour cette ville que j’aime tant deviendrait mon fléau. Que je chercherais la moindre bulle de verdure partout où cela serait possible. Je suis arrivée, cœur coloré et curieux. Me voilà en quête absolu d’un peu d’oxygène. Fuyant les manteaux noirs et les soupirs exaspérés du métro. Détournant les yeux devant les gens qui me rappellent mon confort. Épuisée par une vie qui va trop vite et qui me pousse à courir inlassablement après le temps.

LRM_EXPORT_20180415_200356

Poursuivre la lecture de « Planter de nouvelles graines »

A la mi nuit, douce nuit ( 1 )

DSC_0773

Elle fait des pointes sur le parquet, elle n’ose faire un bruit. Il est minuit. A la mi-nuit la lune est déjà haute, elle a entamé sa course inlassable et quotidienne.

A la mi-nuit la ville bouillonne encore au dehors. Elle s’oppose au calme qui règne entre les murs de cet intérieur.

Attentive, elle entend les moteurs des voitures et le tremblement du métro. Les réverbères viennent réchauffer les rues encore trop froides du mois de mars. Elle s’assied, se dit qu’elle est chanceuse de vivre au dernier étage de ce bâtiment. Là, personne ne l’y voit et pourtant elle, elle n’a qu’à se pencher par la fenêtre pour accéder à tout un monde. Depuis celle-ci, la lune la regarde et elle, observe Paris battre une dernière fois la chamade avant de s’endormir pour de bon. Elle perçoit les gens vivre dans les immeubles d’en face. Les lumières s’éteignent progressivement et c’est quand Paris s’endort qu’elle commence à rêver.

Poursuivre la lecture de « A la mi nuit, douce nuit ( 1 ) »

mémoire d’un dimanche après-midi

dsc_0367

Le mois de décembre est entamé. Comme à mon habitude j’ai toujours un wagon de retard. Deux ( mois ) pour être exacte. Deux mois c’est peu et c’est immensément long à la fois. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque mais plutôt le temps. C’est derrière lui que je ne cesse jamais de courir. Il me glisse entre les doigts, gravite six mètres au dessus de ma tête et me nargue sournoisement à quatre heures du matin, quand j’essaie tant bien que mal de finir un dossier à rendre pour le lendemain. La semaine dernière était un enfer. Ce soir, la tempête s’est calmée, je peux enfin m’asseoir et laisser à nouveau mes doigts vibrer sur le clavier pour vous déposer ces quelques mots. Il faut vraiment que j’apprenne à mieux organiser mon temps. Je suis épuisée de cette course permanente contre la montre qui m’empêche de faire tout ce que j’aimerais.

Poursuivre la lecture de « mémoire d’un dimanche après-midi »

Tout en haut du monde avec Tram Anh

dsc_0596

Surplombant Paris de toute sa hauteur et jetant sur elle un regard maternel, Montmartre se mérite. Il aura fallu monter des marches par dizaines pour en apprécier le panorama et embrasser la ville d’un regard nouveau. On s’élève au delà des immeubles et le jeu en vaut la chandelle.

Poursuivre la lecture de « Tout en haut du monde avec Tram Anh »

Sum si sol sit

DSC_0412

Fleurs irrégulières et odorantes. Surprenantes. Paraissent un peu partout, transforment nos journées mornes en instants plus doux. Fleurs. Colorées en multitude, jaillissant de la terre; ce sont des trésors qui nous sont offerts, qu’on oublie de remarquer. La rosée les illumine, la pluie leur donne grise mine. Danseuses, elles ondulent au gré du vent, se laissant guider simplement par l’instant. Elles ne sont que si le soleil est, que si les abeilles leur offrent renaissances. Elles sont éternel recommencement. Elles sont couleurs et diversité. Fleurs, vous rendez la Terre plus douce.

Tout comme elles, vous faites partie de ces trésors de la vie. Et pour cela je n’ai qu’un mot: merci.

Poursuivre la lecture de « Sum si sol sit »

Discrète

Discrète.

Tu n’es pas de celles qui se font remarquer. Tu es plutôt de celles qui ne disent jamais mots, de celles qui ne font qu’écouter, qui tentent simplement d’être là quand il faut, au bon moment. Tu es une amie discrète dans ta présence, cela ne fait pas de toi une amie invisible. Tu laisses l’autre évoluer et grandir. Tu lui donnes autant qu’il te donne et jamais tu ne chercheras à l’étouffer de ta présence.

Discrète dans les groupes. Difficile de creuser sa place lorsque le monde parle fort et que tu as déjà du mal à parler de manière audible. Ton timbre de voix n’est pas fait pour se faire entendre mais pour être écouter. Discrète, tu rencontres des personnes qui savent t’écouter et ça te réconforte.

Discrète, tu te fais oublier dans les couloirs du métro. Engloutie par la foule, tu disparais en elle et deviens un morceau qui la constitue. Unité dans l’ensemble, tu te mouves dans cette fourmilière qui parait ne jamais dormir. Discrète, tu baisses la tête et évites de croiser des regards. Souvent je me demande de quoi tu as peur. Tant d’autres personnes sont dans le même cas que toi. Discrète, tu marches tout de même d’un pas droit et assuré. tu connais le chemin par cœur alors tu suis simplement ta route jusqu’au point d’arrivée.

Nul ne pourrait désormais t’empêcher de réaliser tes rêves. Tu fais parti des gens qui voudraient vivre de leur passion. Dans le métier que tu voudrais exercer, tu devras à tout prix éviter de te faire discrète.

discète 3discrète 4

Discrète, n’oublies jamais de dire aux gens tout le bien que tu penses d’eux. C’est ce que disait ton professeur de français au lycée: c’est ce qui fait tourner le monde. Parfois tu oublies de dire aux gens que tu les aimes. Parfois tu refuses de croire que tu es aimée et à la hauteur.

Discrète, tu es souvent prise de doutes et dans ces moments, tu as tendance à tout remettre en question. Cesse de penser que tu agis mal, chaque pas que tu fais te permet de devenir plus grande. Les expériences que tu vis aujourd’hui, sont celles qui te constituerons demain. Alors essaies simplement de profiter du maintenant.

Discrète, tu as trop tendance à t’enfermer dans ta bulle. Le monde possède une multitude de richesses et parfois tu passes à côté de celles-ci. Tu vis tant à côté du monde qu’il va finir par t’oublier. N’es pas peur de prendre un peu plus de place. Les autres ne vont pas te manger.

discrète 6

 


Haut: Gap ; Pantalon Palazzo: Hollister


Voilà quelques temps que j’ai ces petits bouts de tout dans la tête. Des phrases sans queues ni têtes que j’ai tenté ici d’assembler, de raccommoder. Je suis une personne discrète au quotidien, je n’aime pas me mettre en avant, ni me faire remarquer. Je ne suis pas de ces personnes qui s’imposent dans un groupe. Parfois ça me joue des tours mais finalement c’est aussi un élément de moi dont je ne pourrais jamais tout à fait me détacher. Souvent, j’ai l’impression d’être spectatrice du monde qui m’entoure plus qu’actrice de ma propre vie. Chaque jour j’y remédie. D’autres fois je laisse couler

Peut être ne suis pas seule dans ce cas? 

Être discret n’est plus un défaut lorsqu’on apprend à en faire une qualité. Depuis que je suis à la fac, j’apprend à trouver ma place et je n’ai plus toujours envie d’être la discrète. Reste maintenant à travailler sur ma timidité. Souvent les deux vont de pairs.

J’avais envie de partager ce bout de moi avec vous. Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit quelque chose pour vous dans ce genre.

J’espère que vous allez bien,

n’oubliez jamais que le monde est assez grand pour qu’il y ait de la place pour tout le monde. Pas la peine de se ratatiner sur soi-même. Vous serez plus épanouie en vous ouvrant aux autres qu’en restant enfermé dans votre bulle.

Je vous aime,

signature

DSC_0388

Et ça fait des étincelles

Initialement je projetais ces photographies sur un chemin forestier, avec le coucher de soleil en arrière plan et les arbres centenaires comme compagnons. Le destin, ou devrais-je plutôt dire la météo, en a décider autrement. Il pleuvait bien trop ce dimanche pour que je puisse envisager la moindre sortie alors nous avons jouer avec les bougies magiques à l’intérieur. Ce qui n’est pas plus mal finalement: nous avons éviter le froid et la petite pluie bien glacée qui se glisse dans les cols de chemises.

CSC_0583   DSC_0489DSC_0490DSC_0491DSC_0495

Avant toute choses, je vous souhaite une merveilleuse année. J’espère que 2016 sera pour vous comme pour moi synonyme de bonheur, de projets réalisés et d’amour. Que vous aurez l’occasion de vivre de jolies expériences et que vous garderez cette nouvelle année dans un coin de votre mémoire pour le restant de votre vie. J’espère que sur votre compteur, vous aurez plus de joie que de tristesses et que vous profiterez à fond de chacun des beaux instants qui vous seront offert

Pour débuter cette nouvelle année sur le blog, je voulais de la lumière et de la joie. L’an dernier je vous envoyais des paillettes et des strass et cette année je voulais que ça crépite, que ça fasse des étincelles. J’avais comme une envie de marquer un peu le coup, de commencer en beauté, en apothéose. De ce fait je me suis procurer des bâtons magiques qui crépitent au contact du feu. C’est le genre de truc qu’habituellement on plante dans les gâteaux d’anniversaire: à peine le temps d’allumer le second que le premier a déjà fini son feu d’artifice. L’usage que j’en ai fait était bien plus amusant: j’avais l’impression d’être Hermione Granger dans Harry Potter et de posséder ma propre baguette magique. « Rictusempra »! Oui je sais ce que vous vous dites, avec mon chat noir je suis en train de me prendre pour une sorcière! Ne vous en faites pas, ça n’aura été que le temps de quelques photographies. Ma sœur s’est également prêtée au jeu. Comme c’est fête je vous fait un petit mix de mes favorites.

Pour en revenir à ce début de mois de janvier, je peux ironiquement vous dire que je commence 2016 sur les chapeaux de roues. J’ai déjà eu quelques petits pépins avec mon job et je suis en plein partiels ( Jeanne au lieu d’écrire ton article, va réviser ton cours de littérature ). Me voilà donc à nouveau dans les transports en communs à 7h du matin pour arriver à temps dans l’amphi. Autant vous dire que le réveil piquote! Malgré tout je ne vais pas me plaindre car j’ai tous mes partiels condensés jusqu’à mardi prochain puis je serais de nouveau en « congés » jusqu’au début de mon second semestre, le 25 janvier. Oui ça va je m’en tire plutôt bien! J’ai même eu l’opportunité de m’organiser une escapade dans une ville de France pour quelques jours. Je vous en parlerai le moment venu!

2016 22016 4DSC_05312016 92016 7DSC_05222016 102016DSC_0526

J‘espère que vous, ça va. Que votre première semaine de 2016 se déroule au mieux et que vous ne vous êtes pas rendormis après la sonnerie de votre réveil ce matin! ( sauf si vous êtes en vacances, dans ce cas là je suis plutôt très jalouse!!) J’espère que ces quelques photos apporteront un peu de lumière dans votre soirée.

Et toi tu aimes bien les baguettes magiques?

Passez une belle semaine!

Tendrement,

0000000000000000000000000000000000000000

Automne, tu nous ravis

automne2015 2automne2015 8

L’automne

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques


automne2015 7automne2015 10

automne2015 4

Automne2015 6

Il me semble n’avoir encore jamais vu automne si doux que celui de cette année. Les arbres flamboient et s’endorment doucement. Au moindre coup de vent, les feuilles se séparent de leurs branches et virevoltent féériquement. Quant aux rayons du soleil, ils se reflètent dans celles-ci et nous offrent cette ambiance si particulière. Je ne sais que demander de plus si ce n’est encore quelques belles journées comme celles que nous avons ces derniers temps, car la fatigue est moins visible lorsque l’automne est ravissant.

Je pense fort à vous.

automne2015 9automne2015

Et toi comment vas-tu?

A très très bientôt,

0000000000000000000000000000000000000000