Retour sur 2018

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Deux-Mille-Dix-Huit,

Année de basculement, véritable renaissance, elle a démarré avec une cadence de vie soutenue: Métro, boulot, dodo. C’était les réveils à cinq heures du matin pour aller travailler, l’enchaînement fastidieux avec mes cours et réussir dans tout ça à trouver des moments de loisirs. Ils se traduisent par exemple par une séance de tatouage au mois de janvier, ainsi que des balades en tête à tête avec la seine, des premiers essais à la peinture à l’huile, une reprise lente du dessin et des défis personnels : à la fin de janvier je me lance dans un mois végétarien que je poursuis en Février et que je réussis à tenir jusqu’au bout. Février, c’est aussi le démarrage d’un projet de médiation culturelle avec la fac: un film qui m’a beaucoup tenu à cœur mais qui aura été très chronophage des mois durant. Février, c’est surtout la neige qui recouvre Paris de son manteau blanc, c’est suivre mes premiers cours de dessin, avoir tout à apprendre et me sentir captiver par une activité qui m’est propre. Mars c’est ce travail omniprésent et épuisant, cette pluie incessante. Je m’enferme dans l’art, je deviens Rousse en faisant du henné sur mes cheveux et dessine beaucoup dans les musées. Avril c’est la Picardie, le début du printemps et mon implosion. J’étouffe. Je ne me sens bien nul part depuis des mois et je n’arrive plus à m’accrocher à la poésie du banal. Besoin de tout reprendre à zéro et surtout d’y voir plus clair.

Vers quoi est-ce que je vais ? Comment être heureuse?

Je pars à Prague avec Tram Anh et j’ai l’impression de trouver du répit. Une véritable parenthèse de tendresse avec mon amie qui m’aide à voir la possibilité que le bout du tunnel existe et qu’il suffit que je me penche vers lui. Un moment de plénitude qui me laisse entrevoir la possibilité d’un nouveau printemps. Le retour de Prague est un difficile retour sur terre. Je me sens encore plus mal qu’avant le départ parce qu’à défaut de savoir ce que je veux, je sais ce que je ne veux plus.

A partir de Mai démarre le grand basculement: démission, réorientation, célibat. C’est dans le dessin et la nature que je me sens bien. Je rentre beaucoup en Picardie, je me balade seule et même si je suis terrifiée, j’avance. En Juin, mon père se remarie et je ne travaille plus du tout. Je suis en vacances, comme en convalescence afin de ne faire que des choses susceptibles de m’épanouir. Alors je continue sur ma lancée de balades en forêt, dans les rues Picardes; de sorties aux musées pour dessiner. A la fin du mois, j’ajoute de la musique à mon quotidien en partant à Cabourg avec Anne et des copains pour le Festival Cabourg mon amour. Juillet est couvert de tournesols, fleurs qui me font un bien fou. Je suis seule à Paris, j’alterne avec la Picardie et je rencontre de nouvelles personnes. J’apprend alors beaucoup sur moi. C’est aussi la période de notre séjour au Lavandou, en méditerranée: Vacances d’été avec la belle bleu. Août s’inscrit dans la lignée des mois précédents, il me renforce et me permet de préciser un peu plus ce à quoi va ressembler ma nouvelle année scolaire: entrée en L2 d’Histoire de l’Art, nouvel emploi dans un collège et encore de nouvelles rencontres enrichissantes. Fin Août, je rencontre Armand. Septembre, synonyme de reprise. Je ravale mes craintes et je démarre ce nouvel emploi, ces nouvelles études, c’est tout un nouveau rythme auquel il faut s’adapter. Je pars un Week-end à Lille avec Anne, je n’y étais pas retournée depuis deux ans. Je démarre également des cours des dessins aux Ateliers des beaux arts de Paris, je dessine beaucoup de modèles vivants. En Octobre, je découvre Bruxelles en Belgique, le temps de 24h avec Armand. En Novembre, j’ai vingt-et-un-an, la majorité universelle. Je la fête tant avec mes amis qu’à Florence le premier Week End du mois de décembre. Dernier mois de l’année durant lequel j’ai également eu la chance de pouvoir partir à Varsovie. Finalement 2018 s’est achevé en Bretagne, au bord de la mer avec une Jeanne plus sereine que les années précédentes.

 

Ainsi cette année qui démarrait avec un rythme de vie compliqué aura surtout été une année de bascule qui m’a permit de faire le tri dans ma vie, de savoir ce que je voulais ou non et surtout de me construire un équilibre que je met désormais en application des mois. Je ne m’étais pas sentie si épanouie depuis des années. Deux-mille-dix-huit m’aura dans un premier temps fragilisée et découragée mais, avec le recul d’une entière année je m’aperçois que c’était le chemin logique vers un plus grande épanouissement personnel. C’est la vie qui me tend les bras et je suis si curieuse de savoir ce qui m’attend maintenant.

J’espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d’année auprès des vôtres et vous souhaite une merveilleuse année 2019. Je suis curieuse de connaître votre propre bilan si vous l’avez fait!

 

Je vous retrouve très vite,

 

 

Jeanne

Ces graines que j’ai plantées (en dessin)

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En Avril je vous écrivais au sujet du virage bouleversant que prenait ma vie. Pour tout vous dire, je ne réalisais ni l’ampleur de mes maux (/mots), ni les enjeux réels de ce qui se jouait à ce moment là. Plus que de simples graines plantées, il s’agissait d’une véritable remise à zéro. Renouvellement complet de chaque parcelle de ma vie, je me suis retrouvée seule en haut de mon sixième étage à regarder dans le miroir mes vides et mes échecs, mes peurs et mes désirs. Je me suis laissée tomber en chute libre dans ces incertitudes violentes, je me suis forcée à entendre mon néant et j’ai atterri dans un filet de sécurité réconfortant dont je ne croyais plus en l’existence . Je n’étais pas vraiment seule.

Cet été a changé ma vie et toujours je parlerais de deuxième naissance. C’est durant ces derniers mois que j’ai fait ma rencontre et que j’ai véritablement pardonné mes fissures. J’ai appris à distinguer ce que je ne voulais plus de ce que je souhaitais et j’ai mis en oeuvre ce temps afin de rendre mes projets et mes bonheurs plus durables.

Quand ai je réellement commencé à aller vers le mieux?

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Des nouvelles sous le soleil

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Connaissez vous l’histoire de la nana qui, un soir de blues, s’est servi un verre de vin blanc à déguster tranquillement devant son film et qui, d’un geste brusque, a sans le vouloir éjecter celui-ci sur le clavier de son ordinateur? Maintenant oui, et le pauvre n’a pas survécu à la manœuvre.

Alors voilà, contre mon gré, je ne peux plus importer mes photos ni même vous écrire. Il faudra être patients et attendre que j’achète un lecteur de carte SD ainsi qu’un disque dur afin de pouvoir exploiter mon petit Notebook que par chance j’avais acheté en septembre dernier pour prendre mes cours en notes.

Pour les initiés, je vous invite à me suivre sur instagram, j’y partage mes dessins et une bonne partie de mon quotidien. C’est un peu mon album photos de moments importants et j’y ajoute tous mes travaux personnels d’apprentissage du dessin. Mon instagram reflète ma personnalité, ma passion pour l’art et ma tendresse pour l’amitié. Ce que j’essaie en somme de retranscrire ici, mais en plus visuel.

Cet été est ma pause tant attendue. Je travaille beaucoup à me connaitre et à me pardonner et surtout, je veille à me reposer et à établir pour moi des perspectives d’avenir plus saines pour mon moi futur.

J’ai déjà hâte de vous retrouvez, avec toujours des idées et des projets pleins la tête. En attendant, prenez grand soin de vous, reposez vous et vivez.

Jeanne

 

Planter de nouvelles graines

Vivre à Paris. Rêve de toujours, mais si j’avais su. Qu’un jour cette ville que j’aime tant deviendrait mon fléau. Que je chercherais la moindre bulle de verdure partout où cela serait possible. Je suis arrivée, cœur coloré et curieux. Me voilà en quête absolu d’un peu d’oxygène. Fuyant les manteaux noirs et les soupirs exaspérés du métro. Détournant les yeux devant les gens qui me rappellent mon confort. Épuisée par une vie qui va trop vite et qui me pousse à courir inlassablement après le temps.

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Un Cœur Tournesol

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Lorsque je regarde ces photos, je pense au soleil. A la chaleur de ses rayons contre ma peau, au délassement de mon cœur à son contact, au bien être que je ressens à sa vue. Cet astre synonyme de printemps, de renouveau, d’action. Cette impression de percevoir le bout du tunnel glacial de l’hiver et que bientôt, à nouveau, nous nous sentirons plus libre. Pigments colorés et vifs, quête d’un feu ardent pour nous réchauffer. L’hiver a glacé nos sentiments, nous a fait plonger dans cette mélancolie lassante, répétitive. Et ces rayons te transcendent la poitrine, te font rouvrir les yeux. Tu es en vie. Là, capable de ressentir le froid, la chaleur, la douleur, le bien-être, la peur et la joie.

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Février 2018

Je tiens, plus ou moins maladroitement depuis presque un an, un Bullet journal. Plus qu’une véritable organisation, il me permet de garder une vision globale sur mes mois mais surtout, de garder quelque part toutes les choses que je peux découvrir au fil des semaines. J’ai pris l’habitude de noter régulièrement ces jolies instants qui m’arrivent, que j’ai l’occasion de faire, ces moments privilégiés, ces détails qui me rendent un peu plus heureuse tous les jours.

Cette habitude prise grâce à la youtubeuse Solange te parle me donne envie de recenser ici tous ces bonheurs mensuels chargés d’amour et d’Art. Ces petites choses auxquelles je n’ai pas le temps d’offrir un article complet mais qui, réunies, forment une liste non exhaustive d’expériences, de bons moments. Une onde de choc positive. Je ne sais pas encore trop si je tiendrais cette nouvelle série d’articles tous les mois, mais j’ai noté tellement de choses dans « mes amours »  en février que je ne pouvais pas laisser l’occasion passer.

Alors voici une liste non exhaustive de mes amours et expériences du mois de Février 2018.

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