De la confiture de mûres

Dix neuf années à vivre entourée de forêt. Dix neuf années et pas une seule fois je n’avais été y cueillir des mûres ou des fraises des bois. Pas une seule fois. C’est le genre de choses auxquelles je ne pense pas, que je n’ose pas faire. Cueillir des fleurs oui, en toutes saisons. Mais des fruits?

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Le blog change de nom !

Muette depuis plus d’un mois, lente dans mes publications, j’ai tant accumulées de choses  à recenser ici que je ne sais plus par quoi commencer. Mille choses à vous raconter et pas une minute pour me poser et simplement écrire.

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Comme vous le savez j’ai un emploi depuis deux ans en parallèle de mes études. Ça me prend beaucoup de temps et d’énergie et déjà, je peinais à trouver quelques heures pour venir tenir ce morceau de web à jour. Depuis deux mois, je suis entrée dans une période de transition. J’ai démarré un nouvel emploi et ai voulu accumuler les deux pour mettre de l’argent de côté. Très mauvaise idée. Plus de 50 heures qui s’enchaînent, du lundi au dimanche, j’étais en train d’oublier pourquoi j’avais commencé à travailler.  J’ai alors pris la décision de quitter mon premier job pour libérer mes dimanches. Je suis en train de traverser cinq semaines de préavis, je commence à peine à percevoir le bout du tunnel.

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Dessiner (à) Paris

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Les balades de rues sont souvent prétexte à de jolies photos. C’est simple et rapide. Tu remarques un élément qui te plaît, tu t’arrêtes, sors ton téléphone de ta poche et « clic », c’est dans la boîte. C’est si instantané que ton geste est devenu presque automatique. Tu ne penses même plus à ce concept incroyable qui réside en la capture directe d’un élément que tu rencontres. Tu survoles tout avec cette soif immensurable de capturer le monde.

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A la mi nuit, douce nuit ( 1 )

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Elle fait des pointes sur le parquet, elle n’ose faire un bruit. Il est minuit. A la mi-nuit la lune est déjà haute, elle a entamé sa course inlassable et quotidienne.

A la mi-nuit la ville bouillonne encore au dehors. Elle s’oppose au calme qui règne entre les murs de cet intérieur.

Attentive, elle entend les moteurs des voitures et le tremblement du métro. Les réverbères viennent réchauffer les rues encore trop froides du mois de mars. Elle s’assied, se dit qu’elle est chanceuse de vivre au dernier étage de ce bâtiment. Là, personne ne l’y voit et pourtant elle, elle n’a qu’à se pencher par la fenêtre pour accéder à tout un monde. Depuis celle-ci, la lune la regarde et elle, observe Paris battre une dernière fois la chamade avant de s’endormir pour de bon. Elle perçoit les gens vivre dans les immeubles d’en face. Les lumières s’éteignent progressivement et c’est quand Paris s’endort qu’elle commence à rêver.

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Une nouvelle page pour notre histoire

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En 2013, j’écrivais ici pour la toute première fois. Je n’avais pas de ligne éditoriale précise en tête, pas vraiment d’idées mais seulement l’envie d’écrire quelque part.  Ecrire quelque chose, n’importe quoi. Alors j’ai choisi les thèmes qui me touchaient le plus à l’époque: la mode et la beauté. Mais était-ce vraiment moi?

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Deux mille seize

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Deux mille seize, ne le prend pas mal, mais je suis contente d’en avoir fini avec toi. Pas que tu ai été si dure mais il faut bien l’avouer, tu nous en auras fait voir de toutes les couleurs. Avant de vraiment me jeter dans les bras de ta petite sœur, je crois que j’ai besoin d’un retour en arrière. J’avais quitté 2015 avec une jolie rétrospective qui m’avait permis d’y voir un peu plus claire, de poser mon mouchoir sur ce que j’avais pu vivre. Aujourd’hui il est temps pour moi d’accomplir le clap de fin sur les 365 jours que tu nous auras offert.

Janvier, il y a un an presque exactement, je partais pour la première fois dans une escapade que j’organisais seule. Alors que je sortais tout juste de mes partiels, je décidais de rendre visite à mes deux super copains, en coloc, à Lille. Trois journées à Lille qui m’ont permis de me poser face à moi-même et de réfléchir à quel sens j’avais envie de donner à la suite de mon année. En février, je redécouvrais le parc DisneyLand. Le temps de quelques heures j’ai retrouvé mes 7 ans, surtout que j’ai rencontré Donald en chair et en plumes. Mars était bien moins sympathique, et les mois qui ont suivis furent plus monotones. Je prenais une décision qui chamboulait tout le quotidien dans lequel je baignais depuis des années. C’est à ce moment là que je décidais de couper mes cheveux. Les mois qui ont suivis se sont noyés dans l’humeur tristoune dans laquelle je me suis enfermée. Je n’ai pas eu envie de grand chose et j’ai attendu l’arrivée du printemps comme on attend un messie. Les mois ont continué de défiler mais je restais toujours dans ce flottement sombre. J’ai mis beaucoup de temps à sortir de ma torpeur, il m’a fallu beaucoup de temps pour redevenir moi-même. Et je crois bien que je me suis manquée. Heureusement, l’été et le soleil sont enfin arrivés et j’ai recommencé à respirer. J’ai rouvert les yeux. Je suis allée à Versailles pour voir le plus joli feux d’artifice auquel j’ai pu assister. J’ai enchaîné avec mon job d’été à pleins temps puis je me suis enfuie. En Normandie d’abord, puis à Turin avec ma meilleure amie. Mon été s’est achevé au cœur de Venise. L’Italie a ranimé la Jeanne qui s’était essoufflée. Vous pouvez à peine imaginer comme cette longue coupure a été régénératrice pour moi. En septembre les choses sont allées très vite. J’ai repris goûts pour les sorties culturelles, j’ai revue la douce Tram Anh, j’ai repris les cours et l’optique d’un possible emménagement à Paris est devenue de plus en plus nette. En octobre, j’ai eu la chance de partir en escapade à Londres avec ma mère et ma sœur. A la mi-novembre je faisais déjà mes cartons pour vivre bel et bien dans une colocation. Vivre plus proche de ma fac était devenue une nécessité. Je revivais la même saturation que les mois passés. Pour fêter ça ma colocataire m’a offert pour mes 19 ans une place de concert pour aller écouter Ben Mazué. Et c’était génial. Décembre aura surtout rimé avec la panique des devoirs à rendre pour la fac et la douceur de la période de noël.

Finalement  2016 aura été une année qui aura bouleversé énormément d’éléments de ma vie. Je ne garde pas de toi un bilan négatif, j’ai envie de garder le doux souvenir de mes escapades estivales et la lumière réconfortante du lever du soleil sur l’Italie.

Les choses ont évolué et je pense que, chaque année, je sors un peu plus grandis de tout ce que je peux vivre. Ce blog évolue avec moi et, plus le temps passe, plus je suis heureuse de pouvoir vous écrire ici. J’ai envie de créer un univers toujours plus grand, que ce blog deviennent une parenthèse de lumière lunaire. Et j’essaie tant bien que mal de sortir des echo’rces de ce blog la plus douce des poésies.

Merci d’être là pour me lire, 2017 nous réserve de jolies choses..

A très bientôt,

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mémoire d’un dimanche après-midi

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Le mois de décembre est entamé. Comme à mon habitude j’ai toujours un wagon de retard. Deux ( mois ) pour être exacte. Deux mois c’est peu et c’est immensément long à la fois. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque mais plutôt le temps. C’est derrière lui que je ne cesse jamais de courir. Il me glisse entre les doigts, gravite six mètres au dessus de ma tête et me nargue sournoisement à quatre heures du matin, quand j’essaie tant bien que mal de finir un dossier à rendre pour le lendemain. La semaine dernière était un enfer. Ce soir, la tempête s’est calmée, je peux enfin m’asseoir et laisser à nouveau mes doigts vibrer sur le clavier pour vous déposer ces quelques mots. Il faut vraiment que j’apprenne à mieux organiser mon temps. Je suis épuisée de cette course permanente contre la montre qui m’empêche de faire tout ce que j’aimerais.

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Tout en haut du monde avec Tram Anh

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Surplombant Paris de toute sa hauteur et jetant sur elle un regard maternel, Montmartre se mérite. Il aura fallu monter des marches par dizaines pour en apprécier le panorama et embrasser la ville d’un regard nouveau. On s’élève au delà des immeubles et le jeu en vaut la chandelle.

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Trois semaines et demi

Trois semaines et demi sans écrire une ligne, sans prendre aucune photo. Trois semaines et demi de « pause », réalisée un peu contre mon gré.

Revenir sans un mot me semblait tout à fait impossible.

C‘est drôle: il y a un an, à la même période, j’écrivais à nouveau ici après trois mois de silence. A l’époque je m’étais tue car j’étais plongée dans le déménagement et mes révisions de bac. Cette année les choses ont été différentes mais je commence à avoir l’impression que le mois de mai est un mois maudit pour ce blog ahah!

En ce moment, niveau moral, il y a des hauts et des bas. J’ai été totalement submergée par une vague d’émotions que je n’ai pas forcément bien réussi à gérer. Depuis quelques mois j’ai accumulé stress et fatigue, j’ai été attristée par des événements personnels et je sors tout juste de deux semaines de partiels. Tout ça s’est tant accumulé que j’aurais sans aucun doutes implosé si les vacances n’avaient pas fini par se pointer. Et il m’a fallu une semaine de coupure avec le monde pour me sentir enfin plus légère.

Depuis hier j’ai décidé de profiter de cet été pour enfin commencer à vraiment penser à moi et faire des trucs qui me plaisent. Je me suis aperçue que la seule personne qui pouvait m’aider à traverser tout ça, c’est moi même. Et rester enfouie dans mon lit à me morfondre en attendant un miracle n’arrangera jamais rien.

Alors voilà, il m’aura fallu trois semaines et demi pour passer mes partiels et décider de ne plus me laisser contrôler par mes sentiments. Trois semaines et demi de silence pour revenir vers vous plus posée.

Mais du coup, qu’est ce que je retiens de ce mois de mai et du début de juin?

Pendant ces trois semaines, j’ai bien crus que j’allais assassiner la SNCF lorsqu’elle a annoncé une grève massive tous les mercredis et jeudis du mois de mai: en plein milieu de mes examens. Heureusement, une amie m’a gentiment hébergé et c’était assez génial. Déjà car cela m’évitait de me lever à 5 heures du matin, mais aussi parce que j’adore Paris et on a pu faire des trucs cools: comme faire la cuisine (beaucoup de cuisine) et aller au cinéma (voir Café society, dernier film de Woody Allen, histoire assez banale et visuels magnifiques).

A la fin de cette course à toute allure, j’étais éreintée et ça a été difficile de me lever le dimanche matin pour aller travailler.. Autant vous dire qu’ensuite, j’ai littéralement hiberné pendant une semaine, d’autant qu’il faisait un temps médiocre donc rien n’était fait pour me donner envie d’être productive.

Ces trois dernières semaines j’ai également énormément fait marcher mon tourne-disque (qui marche quand il veut.. Je ne vous conseille absolument pas cette marque si vous en recherchez un ), j’ai chiné dans une brocante et ai débusqué des livres sur des artistes que j’aime plus que tout. J’ai aussi fait un tour au BHV marais, ou j’ai légèrement craqué mon slip sur de la peinture acrylique et des aquarelles. Et, à défaut de lézarder au soleil comme je l’avais prévu, je suis tombée en amour pour l’eau citronnée ( Je ne boirais que ça si je pouvais ). Oui je sais ce que vous vous dites: QUEL EST LE RAPPORT?? Allez savoir pourquoi, j’associe l’été au citron. C’est aussi simple que ça. Hormis tout ça? Je n’ai vraiment pas fait grand chose, j’ai marché au ralenti, je me suis beaucoup reposée et désormais je n’ai qu’une envie: profiter profiter profiter!

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Maintenant que je suis de nouveau en forme, et en vacances ( enfin j’espère!! Je n’ai pas encore eu les résultats de mes partiels), je vais pouvoir m’investir beaucoup plus ici. Et j’ai déjà un millier d’idées et d’envies! Alors restez aux aguets! J’ai d’ailleurs également décidé d’être bien plus présente sur les réseaux. Pour le moment j’ai créé une page facebook et un instagram pour le blog. Je ne peux que vous inviter à m’y suivre! Je suis également présente sur hellocoton! Mais pour le coup, j’avoue ne pas trop avoir compris comment m’en servir!

Trois semaines, c’est infiniment long et court à la fois lorsqu’on a l’impression de n’avoir le temps pour rien mais de devoir faire un millier de choses. Cette fois ci, je vais enfin pouvoir faire les choses qui me font envie!

En attendant de vous parler de tout ça, prenez soin de vous!

A très bientôt,

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Vrac – Mai 2016

En mai, fais ce qu’il te plait.

Le soleil pointe enfin le bout de son nez. On boit du thé à l’ombre des arbres. On ressort les lunettes de soleil, on lit des livres et on dessine. On s’imprègne de vitamines; bye bye temps nuageux et déprimant! Mai fleuris, brin de muguet. Le printemps nous offre la douce odeur des fleurs comme réconfort après la pluie. Brin de muguet marque-page ou porte-bonheur: on échange des sourires, le beau temps est enfin là. On croque dans les fruits de saison: fraises, framboises, groseilles. On commence à préparer le voyage de cet été! Italie, bientôt je viendrais à ta rencontre. Les vacances sont terminées, les partiels vont débuter. Et dans ma tête tout est en vrac.

Le printemps est sans aucun doute ma saison préférée.

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