Quelque chose d’inattendu

Cette année 2017, pour noël, j’ai reçu un présent très particulier. Quelque chose d’inattendu, de hors-normes. Loin des produits de beautés et paires de chaussures que vous avez pu voir fleurir sur la toile depuis le mois de décembre, j’avais envie de vous faire part de ce véritable trésor dont on m’a fait cadeau.

Dans son dos, un clair de lune aussi rond qu’une orange qui me demande de croire en mes rêves. Un cadeau qui me murmure: « cesse donc de tout remettre à plus tard, fais et crois en toi »

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Mon bilan pour 2017

2017

Voici la troisième année consécutive que je réalise ce petit rituel: faire le bilan. Cela me permet de prendre du recul et de clore les mois qui se sont écoulés.

Cette année, je me suis faites discrète sur le blog. J’ai vous ai peu écris. Ce n’est pas l’envie ni les idées qui manquaient, mais surtout le temps. Je suis de nature très dispersée et me suis mal organisée. Pourtant 2017 a été une jolie année, j’ai passé des moments enrichissants, j’ai pu voyager et me couper du monde. J’ai beaucoup travaillé mais aussi trouver des bulles d’oxygène.. Il est temps de remonter la pellicule de ce film de 365 jours.

Janvier a débuté avec la crémaillère de mon appartement. Nous avons réunis, avec ma colocataire, tous nos proches afin de marquer au mieux notre emménagement. Premier logement, synonyme de nouvelles libertés mais aussi de nouvelles contraintes. En Février, je pars en Normandie. Ce sont trois jours qui me font un bien fou et je décide durant ce séjour de me couper une frange. Un changement moindre à première vue et pourtant, j’ai adopté cette nouvelle allure toute l’année. En Mars je passe le plus clair de mon temps entre la rédaction d’un dossier pour mon cours d’art qui se concentre sur les sculptures d’Edgar Degas, et la Picardie où je rentre pour travailler. C’est également en Mars que je me rend seule pour la première fois au Louvre, afin de dessiner. Avril est synonyme de printemps. Je passe du temps avec mes proches, je me nourris de soleil et ma mère et ma sœur viennent passer quelques jours à Paris. Mai et Juin poursuivent cette lancée: des balades dans Paris, des sorties aux musées et des limonades prisent en terrasses de cafés. En Juin je découvre sur scène le groupe The 1975 et je sors pour la première fois le soir de la fête de la musique. Une balade symphonique dans différents quartiers de Paris dont le souvenir m’est tendre. En Juillet j’ai presque un mois de vacances. Je passe quelques jours à Paris, et nous partons découvrir les serres du jardin d’Auteuil avec la merveilleuse Tram Anh. Par la suite, je pars 12 jours avec ma mère et ma sœur en Grèce. Nous passons par Athènes, ville qui m’a littéralement marqué et dont je ne pourrais mieux vous parler que dans l’article que j’ai écris il y a quelques mois. Nous passons également par Náxos, la plus grande îles des Cyclades où nous trouvons du repos après les grosses journées de marche dans la capitale. Août s’accommode au travail. Je passe en 35 heures dans la grande surface où j’exerce et je finis le mois par une journée d’essai dans une boulangerie à Paris. En Septembre d’ailleurs, j’accumule les deux emplois et les cours reprennent. Mes semaines n’en finissent plus et je trouve du repos dans des bulles d’oxygène tel que le théâtre, où je me rends de plus en plus régulièrement ou des sorties diverses: je vais au musée, j’apprend à faire du patin à roulettes, je sors avec mes amis. Octobre est calme. Je sature de mes deux emplois et quitte la grande surface. C’est également ce mois-ci que je décide de me laisser plus de temps pour moi. J’implose et j’ai besoin d’avancer. Le nom du blog change. En Novembre je fête mes 20 ans, à Sienne. Je ne pouvais pas trouver meilleur moyen de graver dans ma mémoire ce passage à un nouvel age et l’Italie me fait du bien. Finalement Décembre, comme chaque année, se ponctue par la douceur de quelques moments en famille mais également du travail à plein temps à la boulangerie. C’est également le mois des révisions pour les partiels qui arrivent et des bonnes résolutions, dont je vous parlerais bientôt.

Ainsi cette année a été très chargée, parfois très lourde à porter. J’ai de nouvelles responsabilités, je grandis, j’apprends à vivre et à découvrir le monde qui m’entoure. Je m’émerveille de tout et parfois je suis terrifiée, mais j’avance. J’ai de nombreuses envies pour 2018, de nombreux projets. je compte bien partager avec vous encore tout ça. Vous décrire ce monde avec mes yeux et ma voix.

Merci 2017 de m’avoir tant appris. Tu n’as pas été toujours tendre et il m’est arrivé d’espérer que tu t’achèves vite, mais je garde de toi un bilan positif et je sais que chaque jour j’évolue vers l’épanouissement. Progressivement, je trouve ma voie.

 

A très vite,

Jeanne.

 

Pour redécouvrir mes années 2015 et 2016 c’est ici et ici.

De la confiture de mûres

Dix neuf années à vivre entourée de forêt. Dix neuf années et pas une seule fois je n’avais été y cueillir des mûres ou des fraises des bois. Pas une seule fois. C’est le genre de choses auxquelles je ne pense pas, que je n’ose pas faire. Cueillir des fleurs oui, en toutes saisons. Mais des fruits?

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Le blog change de nom !

Muette depuis plus d’un mois, lente dans mes publications, j’ai tant accumulées de choses  à recenser ici que je ne sais plus par quoi commencer. Mille choses à vous raconter et pas une minute pour me poser et simplement écrire.

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Comme vous le savez j’ai un emploi depuis deux ans en parallèle de mes études. Ça me prend beaucoup de temps et d’énergie et déjà, je peinais à trouver quelques heures pour venir tenir ce morceau de web à jour. Depuis deux mois, je suis entrée dans une période de transition. J’ai démarré un nouvel emploi et ai voulu accumuler les deux pour mettre de l’argent de côté. Très mauvaise idée. Plus de 50 heures qui s’enchaînent, du lundi au dimanche, j’étais en train d’oublier pourquoi j’avais commencé à travailler.  J’ai alors pris la décision de quitter mon premier job pour libérer mes dimanches. Je suis en train de traverser cinq semaines de préavis, je commence à peine à percevoir le bout du tunnel.

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Dessiner (à) Paris

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Les balades de rues sont souvent prétexte à de jolies photos. C’est simple et rapide. Tu remarques un élément qui te plaît, tu t’arrêtes, sors ton téléphone de ta poche et « clic », c’est dans la boîte. C’est si instantané que ton geste est devenu presque automatique. Tu ne penses même plus à ce concept incroyable qui réside en la capture directe d’un élément que tu rencontres. Tu survoles tout avec cette soif immensurable de capturer le monde.

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Ce que j’aime tant dans ma province

Habituée à la ville, je perçois désormais différemment la région où j’ai grandi. Avant, j’avais l’impression d’être loin de tout, comme si j’étais écartée du monde. Sans permis, notre mobilité est restreinte et c’est très frustrant. Ici, peu de concerts et d’expositions, pour sortir il faut encore et toujours posséder une voiture. Maintenant que j’ai goutté aux rues animées, à la foule et à la fièvre générale d’une ville, revenir en Picardie me permet de retrouver mes repères. Dès lors je me suis amusée à réaliser une petite liste non exhaustive des choses que j’aime dans ma province. En y regardant bien, vivre ici est plein d’avantages que l’on a tendance à oublier. Je peux être presque certaine qu’ici, je me sentirais toujours chez moi parce que c’est ici que je suis devenue qui je suis aujourd’hui.

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A la mi nuit, douce nuit ( 1 )

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Elle fait des pointes sur le parquet, elle n’ose faire un bruit. Il est minuit. A la mi-nuit la lune est déjà haute, elle a entamé sa course inlassable et quotidienne.

A la mi-nuit la ville bouillonne encore au dehors. Elle s’oppose au calme qui règne entre les murs de cet intérieur.

Attentive, elle entend les moteurs des voitures et le tremblement du métro. Les réverbères viennent réchauffer les rues encore trop froides du mois de mars. Elle s’assied, se dit qu’elle est chanceuse de vivre au dernier étage de ce bâtiment. Là, personne ne l’y voit et pourtant elle, elle n’a qu’à se pencher par la fenêtre pour accéder à tout un monde. Depuis celle-ci, la lune la regarde et elle, observe Paris battre une dernière fois la chamade avant de s’endormir pour de bon. Elle perçoit les gens vivre dans les immeubles d’en face. Les lumières s’éteignent progressivement et c’est quand Paris s’endort qu’elle commence à rêver.

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Une nouvelle page pour notre histoire

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En 2013, j’écrivais ici pour la toute première fois. Je n’avais pas de ligne éditoriale précise en tête, pas vraiment d’idées mais seulement l’envie d’écrire quelque part.  Ecrire quelque chose, n’importe quoi. Alors j’ai choisi les thèmes qui me touchaient le plus à l’époque: la mode et la beauté. Mais était-ce vraiment moi?

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Deux mille seize

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Deux mille seize, ne le prend pas mal, mais je suis contente d’en avoir fini avec toi. Pas que tu ai été si dure mais il faut bien l’avouer, tu nous en auras fait voir de toutes les couleurs. Avant de vraiment me jeter dans les bras de ta petite sœur, je crois que j’ai besoin d’un retour en arrière. J’avais quitté 2015 avec une jolie rétrospective qui m’avait permis d’y voir un peu plus claire, de poser mon mouchoir sur ce que j’avais pu vivre. Aujourd’hui il est temps pour moi d’accomplir le clap de fin sur les 365 jours que tu nous auras offert.

Janvier, il y a un an presque exactement, je partais pour la première fois dans une escapade que j’organisais seule. Alors que je sortais tout juste de mes partiels, je décidais de rendre visite à mes deux super copains, en coloc, à Lille. Trois journées à Lille qui m’ont permis de me poser face à moi-même et de réfléchir à quel sens j’avais envie de donner à la suite de mon année. En février, je redécouvrais le parc DisneyLand. Le temps de quelques heures j’ai retrouvé mes 7 ans, surtout que j’ai rencontré Donald en chair et en plumes. Mars était bien moins sympathique, et les mois qui ont suivis furent plus monotones. Je prenais une décision qui chamboulait tout le quotidien dans lequel je baignais depuis des années. C’est à ce moment là que je décidais de couper mes cheveux. Les mois qui ont suivis se sont noyés dans l’humeur tristoune dans laquelle je me suis enfermée. Je n’ai pas eu envie de grand chose et j’ai attendu l’arrivée du printemps comme on attend un messie. Les mois ont continué de défiler mais je restais toujours dans ce flottement sombre. J’ai mis beaucoup de temps à sortir de ma torpeur, il m’a fallu beaucoup de temps pour redevenir moi-même. Et je crois bien que je me suis manquée. Heureusement, l’été et le soleil sont enfin arrivés et j’ai recommencé à respirer. J’ai rouvert les yeux. Je suis allée à Versailles pour voir le plus joli feux d’artifice auquel j’ai pu assister. J’ai enchaîné avec mon job d’été à pleins temps puis je me suis enfuie. En Normandie d’abord, puis à Turin avec ma meilleure amie. Mon été s’est achevé au cœur de Venise. L’Italie a ranimé la Jeanne qui s’était essoufflée. Vous pouvez à peine imaginer comme cette longue coupure a été régénératrice pour moi. En septembre les choses sont allées très vite. J’ai repris goûts pour les sorties culturelles, j’ai revue la douce Tram Anh, j’ai repris les cours et l’optique d’un possible emménagement à Paris est devenue de plus en plus nette. En octobre, j’ai eu la chance de partir en escapade à Londres avec ma mère et ma sœur. A la mi-novembre je faisais déjà mes cartons pour vivre bel et bien dans une colocation. Vivre plus proche de ma fac était devenue une nécessité. Je revivais la même saturation que les mois passés. Pour fêter ça ma colocataire m’a offert pour mes 19 ans une place de concert pour aller écouter Ben Mazué. Et c’était génial. Décembre aura surtout rimé avec la panique des devoirs à rendre pour la fac et la douceur de la période de noël.

Finalement  2016 aura été une année qui aura bouleversé énormément d’éléments de ma vie. Je ne garde pas de toi un bilan négatif, j’ai envie de garder le doux souvenir de mes escapades estivales et la lumière réconfortante du lever du soleil sur l’Italie.

Les choses ont évolué et je pense que, chaque année, je sors un peu plus grandis de tout ce que je peux vivre. Ce blog évolue avec moi et, plus le temps passe, plus je suis heureuse de pouvoir vous écrire ici. J’ai envie de créer un univers toujours plus grand, que ce blog deviennent une parenthèse de lumière lunaire. Et j’essaie tant bien que mal de sortir des echo’rces de ce blog la plus douce des poésies.

Merci d’être là pour me lire, 2017 nous réserve de jolies choses..

A très bientôt,

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mémoire d’un dimanche après-midi

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Le mois de décembre est entamé. Comme à mon habitude j’ai toujours un wagon de retard. Deux ( mois ) pour être exacte. Deux mois c’est peu et c’est immensément long à la fois. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque mais plutôt le temps. C’est derrière lui que je ne cesse jamais de courir. Il me glisse entre les doigts, gravite six mètres au dessus de ma tête et me nargue sournoisement à quatre heures du matin, quand j’essaie tant bien que mal de finir un dossier à rendre pour le lendemain. La semaine dernière était un enfer. Ce soir, la tempête s’est calmée, je peux enfin m’asseoir et laisser à nouveau mes doigts vibrer sur le clavier pour vous déposer ces quelques mots. Il faut vraiment que j’apprenne à mieux organiser mon temps. Je suis épuisée de cette course permanente contre la montre qui m’empêche de faire tout ce que j’aimerais.

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