Du Baricco au théâtre

Ligne 8, station Concorde, Paris. Il est 17h.

Nous traversions les couloirs du métro afin de rejoindre le Jeu de Paume pour découvrir l’exposition sur Van Der Elsken. On nous l’avait conseillé plusieurs fois et sans hésiter, je vous la recommande à mon tour. Le travail de ce photographe vaut largement qu’on s’y arrête et qu’on prenne le temps de le découvrir. (Vous pouvez voir cette expo jusqu’au 24 septembre 2017, toutes les infos sont sur le site, ici).

Dans ces couloirs, il y a beaucoup de publicités, de réclames pour divers produits à vendre ou activités à faire. Et puis, il y avait cette affiche pour le Théâtre du Rond Point. Parmi les différentes pièces annoncées, une nous a tapé dans l’œil: Novecento, une pièce écrite par Baricco. Nous ne pouvions pas passer à côté. Très vite, nous avons pris nos places par téléphone (12 euros par personne avec le pass imagine R). Le soir même, nous étions au théâtre, tout contents d’être sur le point de découvrir cette pièce que nous avions tant aimé lire, jouée sur scène.

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LRDVC #4: Maryland


Il y a quelques semaines, je me rendais au cinéma pour découvrir le second long métrage d’Alice Winocour:


synopsis (allociné):

De retour du combat, Vincent, victime de troubles de stress post-traumatique, est chargé d’assurer la sécurité de Jessie, la femme d’un riche homme d’affaires libanais, dans sa propriété « Maryland ».Tandis qu’il éprouve une étrange fascination pour la femme qu’il doit protéger, Vincent est sujet à des angoisses et des hallucinations. Malgré le calme apparent qui règne sur « Maryland », Vincent perçoit une menace extérieure…


Maryland

Voir un film sans savoir à quoi s’attendre. Voir un film parce que l’affiche donne envie et que Marine trépigne d’impatience juste à l’idée de sa sortie. Aller au cinéma à l’aveugle, ne pas connaître ni l’histoire, ni le thème, ni le genre. Avoir vaguement regardé sans grande attention la bande annonce au préalable. Aller voir un film parce qu’il faut absolument commencer à se créer une culture cinématographique ( la mienne est médiocre et je suis des cours de cinéma.. Autant vous dire que j’ai plutôt intérêt à me bouger les fesses ). Aller voir un film sans en attendre rien et ressortir de la salle, des étoiles dans les yeux.

Habituellement je déteste les films criblés de scènes violentes aux scénarios douteux. Je les préfère plus doux, prenant un peu la tête. Ceux qui font réfléchir, qui font voyager, qui résonnent en nous sur le long terme. Pour moi un bon film doit avoir un impact, si je n’y pense plus les heures suivant le visionnage, c’est qu’il n’était pas si génial que ça. Maryland est un film qui a retentit en moi pendant plusieurs jours et rien qu’en y repensant aujourd’hui j’ai des frissons.

Que dire.. Allez le voir sans rien en attendre, il saura de lui même vous parler, vous surprendre. Je suis entrée dans l’ambiance du film comme dans du coton. J’étais littéralement avec les personnages principaux, dans la propriété de Maryland, dans l’ambiance pesante qui règne tout du long. Les acteurs sont fantastiques, en particulier Diane Kruger et Matthias Schoenaerts, les sons sont obsédants, piquants. On en apprend très peu sur les personnages mais on en a pas besoin pour nous attacher à eux. On tombe avec Vincent dans la pénombre. On sursaute, on gigote – Retournes toi! – C’est un film à voir sur grand écran, au cinéma, l’expérience ne doit pas être du tout la même ailleurs. Allez voir ce film avant qu’il ne soit plus dans les salles. Oubliez vos préjugés et laissez-vous aspirer dans l’ambiance étouffante de la propriété de Maryland.

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LRDVC#2 : HUMAN

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Voilà déjà quelques temps que je n’ai rien écrit ici, mais croyez moi j’ai de bonnes raisons! Il faut d’abord dire que je suis très prise par la fac, et c’est volontaire. En effet, j’ai envie de profiter à fond de ce qui s’offre à moi et de ne pas passer trois ans à me tourner les pouces. Et de ce fait, je passes le plus clair de mon temps à lire les livres qui nous sont conseillés et à chercher des expos. ( et le reste de mon temps je le passe dans les transports en commun.. ) De plus, cela me tenait réellement à cœur de vous parler d’un film très particulier et très long à voir ( ce qui explique pourquoi je n’ai pas posté de rendez-vous culture la semaine dernière ) et je ne voulais pas venir vers vous sans l’avoir vu dans son intégralité.


Aujourd’hui je viens vous parler du film de Yann Arthus-Bertrand intitulé :

synopsis présent sur le site officiel

HUMAN est un dyptique de récits et d’images de notre monde offrant une immersion au plus profond de l’être humain.
À travers les témoignages remplis d’amour, de bonheur, mais aussi de haine et de violence, HUMAN nous confronte à l’Autre et nous renvoie à notre propre vie. De la plus petite histoire du quotidien jusqu’aux récits de vie les plus incroyables, ces rencontres poignantes et d’une sincérité rare mettent en lumière ce que nous sommes, notre part la plus sombre mais aussi ce que nous avons de plus beau et de plus universel. La Terre, notre Terre, est sublimée au travers d’images aériennes inédites accompagnées de musique tel un opéra, qui témoignent de la beauté du monde et nous offrent des instants de respiration et d’introspection.

HUMAN est une oeuvre engagée qui nous permet d’embrasser la condition humaine et de réfléchir au sens même de notre existence.



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Après avoir lu le synopsis de ce film, la première pensée qui m’est venue est qu’aucune autre formulation n’aurait été meilleure pour décrire ce que l’on s’apprête à regarder. Ce film a été créé dans un but absolument non lucratif, il se veut ouvert à tous, disponible à tous. Ainsi il est projeté ( normalement ) dans toutes les salles de cinéma de France, il est disponible sur YouTube et est même projeté dans certaines facs. Pour ma part, c’est par l’intermédiaire de YouTube que j’ai eu l’opportunitée de prendre le temps de regarder les trois volumes d’une heure trente chacun. Si vous voulez faire de même, tapez simplement le titre du film dans la barre de recherche, vous devriez le trouver sans aucun soucis.

Quatre heures de films, quatre heures en face à face avec des dizaines de visages qui nous sont inconnus mais avec lesquels ont peut se sentir si proche. Quatre heures ponctuées par des témoignages venus du monde entier qui nous parlent avec sincérité de sujets tabous ou quotidiens comme l’amour, le mariage, le divorce, la violence, le pardon, les guerres, la paix, l’homosexualité, la famille, le handicap et j’en passe. Tantôt émue, tantôt choquées, nous nous retrouvons réellement face aux autres mais surtout face à nous-mêmes. Que pensons-nous, nous, de ces sujets? Que vivons nous, nous? Comment vivons nous? Au final on se rend vite compte que notre vie est privilégiée et que souvent nos plaintes ne sont que broutilles.

A la fin du premier volume, un homme dit d’ailleurs une chose qui m’a semblé si vrai: « Nous avons inventé une société de consommation en quête perpétuel de croissance […] On s’est inventé une montagne de besoin superflus […] La vie elle ne s’achète pas.. La vie ne fait  que s’écouler […] »

Toutes ses voix nous montrent à quel point l’homme peut être inhumain mais aussi tout l’inverse. On y voit des hommes et femmes pleins de courages. Ils s’ouvrent à nous et parfois pleurent, parce qu’ils n’ont pas besoin de faire semblant d’être quelqu’un d’autre, on leur demande juste d’être eux-mêmes et de nous parler d’eux.

Ce film fait parti de ceux qui restent dans un coin de notre tête, on y pense encore une semaine après. Parce qu’il y a cette phrase, cette image, cette histoire qui nous a marquée et qui a laisser un trace en nous. Ce film, que l’on pourrait plus qualifier de documentaire, possède ce petit truc en plus qui fait que dans cinq ans on aura encore envie d’en parler. Je pense que tout le monde devrait prendre le temps de le visionner, ne serait-ce que la première partie. Par ailleurs je pense aussi qu’il ne faut pas le regarder à n’importe quel moment, il faut avoir le temps et surtout il faut prendre du recul vis à vis de tout ce qu’on entend, sinon on fini par oublier la véritable trame, le fil conducteur et le charme disparaît.

Il est difficile de vous en dire plus, mais si vous en voulez plus, je vous conseille vivement de vous rendre sur le site ou vous pourrez trouver tout ce qu’il y a à savoir sur cette œuvre et plus encore. C’est ICI.

Pour ma part j’ai été incroyablement touchée durant mon visionnage, et c’est aussi pour cela que je voulais laisser une trace ici de ce film qui vaut milles attentions. Si jamais vous l’avez vu, ou si vous le voyez: n’hésitez pas à venir me dire ici vos impressions ou encore me citer les extraits de ce qui vous a touché. J’ai essayé d’aller à l’essentiel et espère avoir su éveiller en vous un peu de curiosité pour ce film.

Je finirais avec les mots d’un autre homme, dans le troisième volume: « La vie c’est comme porter un message de l’enfant que tu as été au vieillard que tu seras, il faut faire en sorte que ce message ne se perde pas en route. »

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tendrement,

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