Planter de nouvelles graines

Vivre à Paris. Rêve de toujours, mais si j’avais su. Qu’un jour cette ville que j’aime tant deviendrait mon fléau. Que je chercherais la moindre bulle de verdure partout où cela serait possible. Je suis arrivée, cœur coloré et curieux. Me voilà en quête absolu d’un peu d’oxygène. Fuyant les manteaux noirs et les soupirs exaspérés du métro. Détournant les yeux devant les gens qui me rappellent mon confort. Épuisée par une vie qui va trop vite et qui me pousse à courir inlassablement après le temps.

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Un Cœur Tournesol

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Lorsque je regarde ces photos, je pense au soleil. A la chaleur de ses rayons contre ma peau, au délassement de mon cœur à son contact, au bien être que je ressens à sa vue. Cet astre synonyme de printemps, de renouveau, d’action. Cette impression de percevoir le bout du tunnel glacial de l’hiver et que bientôt, à nouveau, nous nous sentirons plus libre. Pigments colorés et vifs, quête d’un feu ardent pour nous réchauffer. L’hiver a glacé nos sentiments, nous a fait plonger dans cette mélancolie lassante, répétitive. Et ces rayons te transcendent la poitrine, te font rouvrir les yeux. Tu es en vie. Là, capable de ressentir le froid, la chaleur, la douleur, le bien-être, la peur et la joie.

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Cet été indien

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J‘aime toutes les saisons. Chacune apporte son grain de sel à notre année. Elles arrivent à leur rythme et pausent, plus ou moins vite, leurs bagages. Mais ce que je préfère par dessus tout, c’est quand elles s’assemblent pour former une salade mixe de couleurs, d’odeurs et d’ambiances. Comme l’automne, lorsqu’il se vêt de son été indien. C’est ce moment de l’année où il fait encore bon l’après-midi mais où les feuilles se colorent discrètement une à une; où l’on peut recommencer à porter des vestes et des écharpes, mais garder un pull fin en dessous. C’est lorsqu’on peut boire un « pumpkin spice latte » tout en travaillant notre exposé dans un parc, au soleil. J’aime l’été et bien plus l’automne. Mais c’est encore mieux lorsqu’ils se croisent comme ils le font si souvent à cette période de l’année. Je crois que finalement, ma saison préférée, c’est cet entre-deux un peu indécis, ce mélange inattendu qui nous permet d’entrer doucement en hiver.

Voici mon dernier look estival de 2016, photographié au tout début de septembre: période où nous pouvions encore nous permettre de sortir sans veste, avec des chaussures ouvertes. La douceur était incroyable pour une fin de saison, comme si le temps venait s’excuser du triste printemps qu’il nous a offert en le compensant par un doux début d’automne.  Je portais ma jupe midi jaune shoppée sur Zalando que j’ai adoré et que je porterais avec joie cet automne ( dès que je trouverais comment et avec quoi ).

Les arbres n’étaient pas encore bruns comme aujourd’hui mais j’affectionne ces photos. Nous avons joué avec les réglages de mon appareil, nous avons fait des tests pour la lumière. Elles sont un peu « prototypes » mais elles témoignent d’une jolie petite ballade dans laquelle nous nous étions lancée, le temps d’un après midi ensoleillé. Je suis, comme à mon habitude, un peu en retard vis à vis du temps environnant. Mais il n’est jamais trop tard alors je vous laisse avec ces quelques photos, synonymes peut être de la fin de l’été mais annonciatrices, j’espère, d’un plus bel automne encore.

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Haut:/ ; Jupe: Mint&Berry ; Chaussures: André ; Collier: Forever21


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Et toi, quelle est ta saison favorite?

Je vous souhaite une belle fin de semaine,

tendrement vôtre,

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En robes à Venise

Cet été, mes voyages ne se seront vêtus que de robes.

J‘ai ressentie une telle frustration tout du long du printemps que chaque rayon de soleil était prétexte pour enfiler une robe. Il a tant plut que j’ai bien cru qu’elles resteraient cette année au placard. Alors quand j’ai su que je partais en Italie, je n’ai mis que des robes dans ma valise. Toujours avec mes petites paires de baskets, j’étais à l’aise et pouvais marcher toute la journée sans vaciller une seconde! Venise était l’occasion de shooter des looks, mais comme j’ai pris beaucoup de retard dans mes publications, j’ai décidé de vous faire un micro « lookbook » Vénitien.

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Douceur et embruns salés

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Première journée en Normandie, et le beau temps n’était pas encore au rendez-vous. Cela ne nous a pas empêché pour autant de partir à la plage, et encore moins d’enfiler maillots de bains et robes. J’avais bien trop besoin de changer d’air, de me détacher des éclairages artificiels de supermarchés et de goûter enfin aux embruns salés. Alors, serviettes de plages au sol, nous sommes parties accompagner les chercheurs de crustacés en ramassant de notre côtés, les coquillages abandonnés.

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Pour que tu ne me files pas entre les doigts

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Depuis quelques temps, mon cerveau s’est mit en veille. Je ne lis plus, ne dessine plus, je dors à peine. Je passe mon temps entre mon lit et mon lieu de travail. Je ressemble à une pile qu’on aurait oublié d’alimenter en électricité. Ce matin je me suis levée à cinq heures, J’ai travaillé jusqu’à midi et depuis mon retour, je suis éteinte et je sais que ce sera comme ça tout le mois d’août si je me laisse aller. Moi je voudrais simplement rendre mon été inoubliable. Alors je vais faire en sorte de reprendre au plus vite les rênes du traîneau, histoire de ne pas laisser  les plus belles journées de l’année me filer entre les doigts.

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Discrète

Discrète.

Tu n’es pas de celles qui se font remarquer. Tu es plutôt de celles qui ne disent jamais mots, de celles qui ne font qu’écouter, qui tentent simplement d’être là quand il faut, au bon moment. Tu es une amie discrète dans ta présence, cela ne fait pas de toi une amie invisible. Tu laisses l’autre évoluer et grandir. Tu lui donnes autant qu’il te donne et jamais tu ne chercheras à l’étouffer de ta présence.

Discrète dans les groupes. Difficile de creuser sa place lorsque le monde parle fort et que tu as déjà du mal à parler de manière audible. Ton timbre de voix n’est pas fait pour se faire entendre mais pour être écouter. Discrète, tu rencontres des personnes qui savent t’écouter et ça te réconforte.

Discrète, tu te fais oublier dans les couloirs du métro. Engloutie par la foule, tu disparais en elle et deviens un morceau qui la constitue. Unité dans l’ensemble, tu te mouves dans cette fourmilière qui parait ne jamais dormir. Discrète, tu baisses la tête et évites de croiser des regards. Souvent je me demande de quoi tu as peur. Tant d’autres personnes sont dans le même cas que toi. Discrète, tu marches tout de même d’un pas droit et assuré. tu connais le chemin par cœur alors tu suis simplement ta route jusqu’au point d’arrivée.

Nul ne pourrait désormais t’empêcher de réaliser tes rêves. Tu fais parti des gens qui voudraient vivre de leur passion. Dans le métier que tu voudrais exercer, tu devras à tout prix éviter de te faire discrète.

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Discrète, n’oublies jamais de dire aux gens tout le bien que tu penses d’eux. C’est ce que disait ton professeur de français au lycée: c’est ce qui fait tourner le monde. Parfois tu oublies de dire aux gens que tu les aimes. Parfois tu refuses de croire que tu es aimée et à la hauteur.

Discrète, tu es souvent prise de doutes et dans ces moments, tu as tendance à tout remettre en question. Cesse de penser que tu agis mal, chaque pas que tu fais te permet de devenir plus grande. Les expériences que tu vis aujourd’hui, sont celles qui te constituerons demain. Alors essaies simplement de profiter du maintenant.

Discrète, tu as trop tendance à t’enfermer dans ta bulle. Le monde possède une multitude de richesses et parfois tu passes à côté de celles-ci. Tu vis tant à côté du monde qu’il va finir par t’oublier. N’es pas peur de prendre un peu plus de place. Les autres ne vont pas te manger.

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Haut: Gap ; Pantalon Palazzo: Hollister


Voilà quelques temps que j’ai ces petits bouts de tout dans la tête. Des phrases sans queues ni têtes que j’ai tenté ici d’assembler, de raccommoder. Je suis une personne discrète au quotidien, je n’aime pas me mettre en avant, ni me faire remarquer. Je ne suis pas de ces personnes qui s’imposent dans un groupe. Parfois ça me joue des tours mais finalement c’est aussi un élément de moi dont je ne pourrais jamais tout à fait me détacher. Souvent, j’ai l’impression d’être spectatrice du monde qui m’entoure plus qu’actrice de ma propre vie. Chaque jour j’y remédie. D’autres fois je laisse couler

Peut être ne suis pas seule dans ce cas? 

Être discret n’est plus un défaut lorsqu’on apprend à en faire une qualité. Depuis que je suis à la fac, j’apprend à trouver ma place et je n’ai plus toujours envie d’être la discrète. Reste maintenant à travailler sur ma timidité. Souvent les deux vont de pairs.

J’avais envie de partager ce bout de moi avec vous. Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit quelque chose pour vous dans ce genre.

J’espère que vous allez bien,

n’oubliez jamais que le monde est assez grand pour qu’il y ait de la place pour tout le monde. Pas la peine de se ratatiner sur soi-même. Vous serez plus épanouie en vous ouvrant aux autres qu’en restant enfermé dans votre bulle.

Je vous aime,

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Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis

Eh non mes cheveux n’ont pas repoussés en une semaine (et heureusement!); j’avais shooté ce look avant mon passage chez le coiffeur et trouvais dommage de le laisser de côté, même s’il n’est plus cohérent avec ma tête actuelle. Alors disons qu’aujourd’hui nous entreprenons un saut dans le temps, comme si nous avions activé la fonction « vidéo à l’envers » de notre caméra; comme si mes cheveux n’étaient pas coupés et que nous n’étions pas déjà en avril.

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Avril, annonciateur des beaux jours. Vous pouvez à peine imaginer comme il me tarde que le printemps soit une bonne fois pour toute installé. J’attends le soleil comme on attend noël. Ce dimanche il a fait étonnement beau et doux. J’ai pu m’allonger sur le rebord de la fenêtre, une chaleur enivrante venait réchauffer mon visage et je me suis endormie. Agréable moment que de s’endormir bercée par le chant des oiseaux. C’est sans aucun doute ce qui me manquera le plus lorsque j’irais vivre à Paris: la nature, l’odeur de la forêt, le bruit du silence et le chant des oiseaux. C’est ces petits détails que j’avais oublié et que je remarque maintenant que je passe mes journées sous le bruit des voitures. Alors qu’avant certains de ceux-ci me dérangeaient, désormais ils deviennent de véritables trésors que j’ai envie de conserver aussi longtemps que possible. Poursuivre la lecture de « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »