Carte Blanche pour Tomás Saraceno

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Mon premier choc esthétique* date certainement d’une sortie scolaire au musée d’Orsay lorsque j’étais encore à l’école primaire. C’était ma première rencontre directe avec les impressionnistes. Je me revois encore, éblouie par les Nymphéas de Monet et, surtout, bouche-bée devant les Raboteurs de Parquet de Caillebotte.

C’est ce tableau qu’il me reste: la tension des muscles des corps et ce parquet brillant, éclairé par la fenêtre du fond de la pièce. C’était pour moi une scène vivante, mouvante. J’aurais presque pu sentir l’odeur du cirage et voir les particules de poussière voler dans les airs. C’était mon premier rêve de Paris, mon premier coup de foudre avec la peinture. Comme si je chutais indéfiniment dans les profondeurs de la toile.

À 10 ans, tu ne sais pas encore que ce sont ces moments-là qui sont déterminants.

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