Varsovie sous la neige.

Pologne. Sœur de la République Tchèque et de l’Autriche. Puissance blessée par la seconde guerre mondiale. Beauté digne de l’Europe de l’est.

J’ai eu la chance d’en découvrir une parcelle grâce à un week-end à Varsovie que j’ai pu réaliser en décembre dernier. Décidément, cette partie de l’Europe est vraiment sous-estimée.

Après mon coup de cœur pour Prague, je ne cesse d’être surprise par la beauté de ces villes, pourtant au second plan des intérêts de la plupart des touristes.

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Retour sur 2018

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Deux-Mille-Dix-Huit,

Année de basculement, véritable renaissance, elle a démarré avec une cadence de vie soutenue: Métro, boulot, dodo. C’était les réveils à cinq heures du matin pour aller travailler, l’enchaînement fastidieux avec mes cours et réussir dans tout ça à trouver des moments de loisirs. Ils se traduisent par exemple par une séance de tatouage au mois de janvier, ainsi que des balades en tête à tête avec la seine, des premiers essais à la peinture à l’huile, une reprise lente du dessin et des défis personnels : à la fin de janvier je me lance dans un mois végétarien que je poursuis en Février et que je réussis à tenir jusqu’au bout. Février, c’est aussi le démarrage d’un projet de médiation culturelle avec la fac: un film qui m’a beaucoup tenu à cœur mais qui aura été très chronophage des mois durant. Février, c’est surtout la neige qui recouvre Paris de son manteau blanc, c’est suivre mes premiers cours de dessin, avoir tout à apprendre et me sentir captiver par une activité qui m’est propre. Mars c’est ce travail omniprésent et épuisant, cette pluie incessante. Je m’enferme dans l’art, je deviens Rousse en faisant du henné sur mes cheveux et dessine beaucoup dans les musées. Avril c’est la Picardie, le début du printemps et mon implosion. J’étouffe. Je ne me sens bien nul part depuis des mois et je n’arrive plus à m’accrocher à la poésie du banal. Besoin de tout reprendre à zéro et surtout d’y voir plus clair.

Vers quoi est-ce que je vais ? Comment être heureuse?

Je pars à Prague avec Tram Anh et j’ai l’impression de trouver du répit. Une véritable parenthèse de tendresse avec mon amie qui m’aide à voir la possibilité que le bout du tunnel existe et qu’il suffit que je me penche vers lui. Un moment de plénitude qui me laisse entrevoir la possibilité d’un nouveau printemps. Le retour de Prague est un difficile retour sur terre. Je me sens encore plus mal qu’avant le départ parce qu’à défaut de savoir ce que je veux, je sais ce que je ne veux plus.

A partir de Mai démarre le grand basculement: démission, réorientation, célibat. C’est dans le dessin et la nature que je me sens bien. Je rentre beaucoup en Picardie, je me balade seule et même si je suis terrifiée, j’avance. En Juin, mon père se remarie et je ne travaille plus du tout. Je suis en vacances, comme en convalescence afin de ne faire que des choses susceptibles de m’épanouir. Alors je continue sur ma lancée de balades en forêt, dans les rues Picardes; de sorties aux musées pour dessiner. A la fin du mois, j’ajoute de la musique à mon quotidien en partant à Cabourg avec Anne et des copains pour le Festival Cabourg mon amour. Juillet est couvert de tournesols, fleurs qui me font un bien fou. Je suis seule à Paris, j’alterne avec la Picardie et je rencontre de nouvelles personnes. J’apprend alors beaucoup sur moi. C’est aussi la période de notre séjour au Lavandou, en méditerranée: Vacances d’été avec la belle bleu. Août s’inscrit dans la lignée des mois précédents, il me renforce et me permet de préciser un peu plus ce à quoi va ressembler ma nouvelle année scolaire: entrée en L2 d’Histoire de l’Art, nouvel emploi dans un collège et encore de nouvelles rencontres enrichissantes. Fin Août, je rencontre Armand. Septembre, synonyme de reprise. Je ravale mes craintes et je démarre ce nouvel emploi, ces nouvelles études, c’est tout un nouveau rythme auquel il faut s’adapter. Je pars un Week-end à Lille avec Anne, je n’y étais pas retournée depuis deux ans. Je démarre également des cours des dessins aux Ateliers des beaux arts de Paris, je dessine beaucoup de modèles vivants. En Octobre, je découvre Bruxelles en Belgique, le temps de 24h avec Armand. En Novembre, j’ai vingt-et-un-an, la majorité universelle. Je la fête tant avec mes amis qu’à Florence le premier Week End du mois de décembre. Dernier mois de l’année durant lequel j’ai également eu la chance de pouvoir partir à Varsovie. Finalement 2018 s’est achevé en Bretagne, au bord de la mer avec une Jeanne plus sereine que les années précédentes.

 

Ainsi cette année qui démarrait avec un rythme de vie compliqué aura surtout été une année de bascule qui m’a permit de faire le tri dans ma vie, de savoir ce que je voulais ou non et surtout de me construire un équilibre que je met désormais en application des mois. Je ne m’étais pas sentie si épanouie depuis des années. Deux-mille-dix-huit m’aura dans un premier temps fragilisée et découragée mais, avec le recul d’une entière année je m’aperçois que c’était le chemin logique vers un plus grande épanouissement personnel. C’est la vie qui me tend les bras et je suis si curieuse de savoir ce qui m’attend maintenant.

J’espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d’année auprès des vôtres et vous souhaite une merveilleuse année 2019. Je suis curieuse de connaître votre propre bilan si vous l’avez fait!

 

Je vous retrouve très vite,

 

 

Jeanne

21 ans à Florence

 

« Et si on partait à Florence ? »

Que répondriez-vous à une personne que vous venez de rencontrer, si elle vous proposait de partir en voyage avec elle?

 

Un matin il m’a proposé de partir avec lui. Je suis d’abord restée muette. J’ai dis oui.

J’ai en réalité à peine hésité. Il s’agissait de retrouver l’Italie: pays où est resté mon cœur il y a maintenant deux ans. Pays magnétique vers lequel je tend irrésistiblement. Ça m’aurait été presque impossible de refuser. Partir à Florence, retourner en Italie..

Retrouver l’Italie pour mes 21 ans.

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Carte Blanche pour Tomás Saraceno

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Mon premier choc esthétique* date certainement d’une sortie scolaire au musée d’Orsay lorsque j’étais encore à l’école primaire. C’était ma première rencontre directe avec les impressionnistes. Je me revois encore, éblouie par les Nymphéas de Monet et, surtout, bouche-bée devant les Raboteurs de Parquet de Caillebotte.

C’est ce tableau qu’il me reste: la tension des muscles des corps et ce parquet brillant, éclairé par la fenêtre du fond de la pièce. C’était pour moi une scène vivante, mouvante. J’aurais presque pu sentir l’odeur du cirage et voir les particules de poussière voler dans les airs. C’était mon premier rêve de Paris, mon premier coup de foudre avec la peinture. Comme si je chutais indéfiniment dans les profondeurs de la toile.

À 10 ans, tu ne sais pas encore que ce sont ces moments-là qui sont déterminants.

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Tenir un carnet de bord

En mai dernier, je démarrais un carnet de bord. Aujourd’hui, c’est sans doute la chose qui me rend le plus heureuse et fière. Suite à mon dernier post, j’ai eu envie de vous en dire plus sur ce petit objet a priori anodin, mais en réalité si précieux.

Carnet de bord, journal intime ou carnet de voyage, c’est à toi de décider comment tu souhaites l’appeler et quelle fonction tu veux véritablement lui attribuer. Tu te rendras rapidement compte que les trois sont en réalité intimement liés. D’ailleurs, en fouillant un peu dans mes placards je me suis vite aperçue que déjà, depuis plusieurs années, je tenais différents carnets qui pouvaient s’y assimiler: Carnet d’expos, de poésies, ou carnet de bonheurs anodins, en réalité tout est prétexte à être conservé quelque part.

Alors pourquoi pas tout réunir en un seul et même espace?

Mon carnet de bord actuel, je l’ai démarré dans le cadre d’un cours de dessin ( « aquarelle et Carnet de voyage ») que je suivais à l’Atelier des petites écuries de Paris. Le cours était bien monté et nous poussait à poser un regard nouveau sur le monde. Il s’agissait tant de pouvoir capturer rapidement l’ambiance d’un lieu que de saisir un instant qu’on voulait retenir. Il s’agissait d’apprendre à percevoir l’essentiel et choisir quoi montrer. Cela a entraîner mon regard et m’a surtout donné envie d’élargir l’idée au point de dessiner partout, tout le temps, sur toutes sortes de supports. J’ai donc démarré ce carnet dans un cadre « scolaire » pour que finalement il ne quitte plus jamais mon sac. J’y écris, dessine, colle des choses. Je capture des lieux, des objets, des moments. Mieux qu’une photo, il me permet de m’approprier un instant, de le graver dans le papier. Les souvenirs qui en découlent sont, je trouve, bien plus forts, et plus agréables à partager ensuite.

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Si ces quelques mots t’ont donné envie de tenter l’expérience, sache d’abord que tu n’as pas besoin de grand chose pour démarrer. Choisis le format de carnet que tu désires, celui qui te rend le plus à l’aise. L’idéal, et je te le conseille par expérience, serait de choisir un carnet avec des feuilles un peu épaisses, de sorte qu’elles puissent résister par exemple à l’aquarelle ou à l’encre de chine.

Comme tu peux le voir sur la photo ci-dessus, je me suis essayée a différents formats et pour le moment, celui qui me convient le plus est petit et rectangulaire. Je le trouve plus pratique à transporter et il me permet de reproduire un lieu assez rapidement sans chercher à garder trop de détails.

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Une fois que tu as choisis ton carnet, il te suffit simplement de t’armer d’un stylo, à encre ou à billes. Je te conseille de démarrer avec peu de matériel: par exemple, quelques feutres colorés ou de l’aquarelle. Ensuite le reste viendra tout seul: tu cueilleras cette fleur et l’y fera sécher. Tu prendras cette photo et voudras l’y scotcher. Tiens tu as récupérer ce billet d’entrée pour ce concert, pourquoi ne pas le garder?

Les jours et les mois passants, ton carnet va devenir le témoins de tes expériences. Presque comme un feed instagram personnel, qui n’appartient qu’à toi et ne présente aucun autre enjeux que de te faire plaisir.

Le mien se compose principalement d’aquarelles et de textes. Les pages sont comme des kaléidoscopes des doux moments que je vis, des beaux endroits que je découvre et des pensées qui me traversent.

Il suffit simplement de se lancer.

Si jamais tu te lances toi aussi, n’hésite pas à m’identifier sur instagram pour que je vois ton univers évoluer.

 

A très vite,

Jeanne

 

 

Ces graines que j’ai plantées (en dessin)

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En Avril je vous écrivais au sujet du virage bouleversant que prenait ma vie. Pour tout vous dire, je ne réalisais ni l’ampleur de mes maux (/mots), ni les enjeux réels de ce qui se jouait à ce moment là. Plus que de simples graines plantées, il s’agissait d’une véritable remise à zéro. Renouvellement complet de chaque parcelle de ma vie, je me suis retrouvée seule en haut de mon sixième étage à regarder dans le miroir mes vides et mes échecs, mes peurs et mes désirs. Je me suis laissée tomber en chute libre dans ces incertitudes violentes, je me suis forcée à entendre mon néant et j’ai atterri dans un filet de sécurité réconfortant dont je ne croyais plus en l’existence . Je n’étais pas vraiment seule.

Cet été a changé ma vie et toujours je parlerais de deuxième naissance. C’est durant ces derniers mois que j’ai fait ma rencontre et que j’ai véritablement pardonné mes fissures. J’ai appris à distinguer ce que je ne voulais plus de ce que je souhaitais et j’ai mis en oeuvre ce temps afin de rendre mes projets et mes bonheurs plus durables.

Quand ai je réellement commencé à aller vers le mieux?

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