Il m’a dit: « Tu devrais écrire des textes plus joyeux. Tu vois tu écris bien mais c’est triste souvent ce que tu écris… »
Je lui ai répondu: « ok, c’est vrai, tu as raison, je ne sais pas pourquoi j’écris souvent sur des choses un peu tristes. »
Et puis j’y ai réfléchi et je n’ai pas vraiment trouvé de raison.
Et puis j’ai cherché des sujets drôles ou des manières plus joyeuses de parler des choses. Cela m’est venu très moyennement…
Et puis j’ai arrêté d’y penser, j’ai continué ma vie normale, mes habitudes, le travail, les enfants, les trajets, le ménage etc…
Et un jour, il s’est passé quelque chose, une grosse colère de ma fille, de la colère et de la frustration sortis en cris francs, et j’ai eu envie, ou même plutôt, j’ai ressenti le besoin d’écrire dessus. Et là j’ai compris. J’aime écrire, et j’aime raconter des histoires, depuis petite j’invente des histoires. Mais ce qui me conduit à prendre une feuille et un crayon, ou un clavier d’ordinateur, c’est quand ça crie à l’intérieur, quand le cœur est lourd, l’estomac noué, les yeux mouillés. C’est cela qui me pousse au crayon, c’est mon meilleur moyen d’exprimer ce qui bloque, de le faire sortir, d’y trouver une issue, une solution, un apaisement. C’est ma raison d’écrire. C’est presque instinctif. L’écriture a toujours été comme une bouée de secours. Comme c’est dans la lecture que j’ai trouvé des raisons de me réjouir, de rire, mais aussi de laisser couler des larmes provoquées par les mots d’autres, qui résonnaient en moi. En écrivant, je laisse à mon tour mes mots résonner en d’autres personnes.
Maintenant je sais pourquoi beaucoup de mes textes sont un peu tristes ou partent de situations qui le sont. Je ne veux pas m’empêcher d’écrire ces choses-là ou à propos de ces sujets-là, mais je vais être attentive à m’entraîner aussi à décrire ce que je trouve beau, ce qui m’émerveille, pour que d’autres puissent s’en émerveiller avec moi !

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